Affaire des sous-marins : un "échange téléphonique" prévu entre Biden et Macron dans les prochains jours, annonce Gabriel Attal

Affaire des sous-marins : un "échange téléphonique" prévu entre Biden et Macron dans les prochains jours, annonce Gabriel Attal
Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, le 11 septembre 2021.

publié le dimanche 19 septembre 2021 à 12h45

Il y aura de la part d'Emmanuel Macron "une demande de clarification", a expliqué le porte-parole du gouvernement français.

"Le président américain Joe Biden a demandé à parler" à son homologue français Emmanuel Macron après la rupture d'un mégacontrat de sous-marins français par l'Australie et "il y aura un échange téléphonique dans les tout prochains jours pour avancer", a indiqué dimanche 19 septembre le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. 

Il y aura de la part d'Emmanuel Macron "une demande de clarification", a expliqué Gabriel Attal sur BFMTV. "On veut des explications" sur ce qui "s'apparente à une rupture de confiance majeure", a-t-il poursuivi avant d'ajouter : "Le contrat devra être respecté jusqu'au bout. Il y a des compensations qui devront être versées."


"Ce qui se joue dans cette affaire, dans cette crise, c'est un enjeu stratégique avant d'être un enjeu commercial. La question qui se joue ici c'est celle des forces en présence, des équilibres, dans la zone Indo-Pacifique où se joue une partie de notre avenir", a poursuivi le porte-parole du gouvernement. "La France est un pays de la zone Indo-Pacifique (...), nous y avons des territoires la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, nous avons des Français qui y résident, des militaires qui y sont stationnés...", a-t-il encore souligné, ajoutant qu'il s'agissait également d'un "enjeu pour l'Europe" dans "un contexte de tensions avec la Chine". 

La France ne décolère pasdepuis la décision de l'Australie de se retirer d'un contrat de 90 milliards de dollars australiens (56 milliards d'euros) pour l'achat de sous-marins français en faveur de navires américains à propulsion nucléaire. Elle a rappelé ses ambassadeurs à Canberra et Washington, une décision sans précédent vis-à-vis de deux alliés historiques, et accusé ses alliés de "mentir" sur leurs projets. 

De son côté, l'Australie s'est défendue dimanche, expliquant avoir été "franche, ouverte et honnête" avec la France au sujet de ses préoccupations concernant l'accord d'achat de sous-marins français, qui a dépassé le budget et pris des années de retard, avant de déchirer le contrat. Le Premier ministre australien a également indiqué qu'il aurait été "négligent" d'aller de l'avant avec ce contrat malgré les conseils des services australiens de renseignement et de la défense qui estimaient que cela irait à l'encontre des intérêts stratégiques de l'Australie. 

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