Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy "n'a pas coûté un sou au contribuable", selon Brice Hortefeux

Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy "n'a pas coûté un sou au contribuable", selon Brice Hortefeux
Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux à Paris, le 13 février 2016.
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publié le mercredi 17 mars 2021 à 12h20

Jérôme Lavrilleux, ex-directeur adjoint de la campagne 2012, avait révélé en 2014 le système de double comptabilité et de fausses factures mis en place pour dissimuler les dépassements de plafonds du compte du candidat.

La campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012 n'a "pas coûté un sou au contribuable", a assuré sur LCI mercredi 17 mars l'eurodéputé LR Brice Hortefeux alors que le procès de l'affaire Bygmalion doit s'ouvrir dans la journée. Dans cette affaire, l'ancien président encourt un an d'emprisonnement et 3.750 euros d'amende pour "financement illégal de campagne électorale".

Rappelant qu'un dépassement avait été constaté dans ces comptes de campagne, Brice Hortefeux a souligné que Nicolas Sarkozy avait "payé de sa poche et organisé le 'Sarkothon' qui a rapporté 11 millions".

"Nicolas Sarkozy est le seul candidat qui n'a pas coûté un sou au contribuable parce qu'il n'a pas bénéficié du remboursement de l'État", a-t-il ajouté.  

Le procès a de fortes probabilités d'être renvoyé en raison de l'hospitalisation de l'avocat de Jérôme Lavrilleux, ex-directeur adjoint de la campagne 2012, et qui avait révélé en 2014 le système de double comptabilité et de fausses factures mis en place pour dissimuler les dépassements de plafonds du compte du candidat.


Le 1er mars, Nicolas Sarkozy est devenu le premier ex-président de la Ve République à être condamné à trois ans d'emprisonnement, dont un ferme, pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite "des écoutes". Là aussi son ancien ministre a pris sa défense : "Nicolas Sarkozy a fait appel. Ca veut dire que les compteurs sont remis à zéro, il est présumé innocent. Ma conviction est que la vérité de l'innocence sera inéluctablement proclamée".

"J'ai été stupéfait, peiné et choqué par le jugement rendu alors que, comme beaucoup, j'espérais qu'il serait de nouveau engagé (en politique), car c'était à l'évidence le meilleur d'entre nous", a assuré Brice Hortefeux.

Coupant court aux idées de "recours" que certains plaçaient en lui pour 2022, Nicolas Sarkozy avait répété dans une interview après le jugement qu'il ne serait "pas candidat à l'élection présidentielle". Malgré tout "c'est un citoyen profondément attentif et soucieux de la situation de notre pays", a assuré Brice Hortefeux, qui, interrogé sur l'hypothèse d'un soutien de Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron, a répondu: "À ce stade ce n'est pas ce que je crois". 

"La France a besoin d'une droite républicaine à coté du macronisme, de la gauche, du Rassemblement national", a-t-il ajouté.

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