Affaire Benalla : pas de poursuites contre Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron

Affaire Benalla : pas de poursuites contre Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron
Le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron Patrick Strzoda à Paris, le 16 juillet 2019.

, publié le jeudi 27 juin 2019 à 17h20

Des investigations avaient été ouvertes le 8 avril dernier par le parquet de Paris pour des soupçons de "faux témoignage". 

La procédure ouverte par le parquet de Paris pour des soupçons de "faux témoignage" devant la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla a été classée sans suite pour le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, a indiqué jeudi 27 juin le parquet de Paris.

Dans cette procédure, l'ex-collaborateur de l'Élysée Alexandre Benalla, l'ancien employé de LREM Vincent Crase, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron Patrick Strzoda, le secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler et l'ex-chef du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), le général Lionel Lavergne, ont été entendus par la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, a indiqué que le directeur de cabinet du chef de l'État avait "pu effectuer une description incomplète des attributions d'Alexandre Benalla au cours de son audition du 25 juillet" au Sénat mais qu'il a ensuite fourni une note descriptive de ces missions le 10 octobre. "L'ensemble de ces éléments ne permet donc pas de caractériser une altération de la vérité destinée à tromper la mission d'information" du Sénat et "la procédure a été classée sans suite le concernant", a indiqué le parquet.

La procédure reste ouverte pour Alexandre Benalla et Vincent Crase 

Concernant l'ex-collaborateur de l'Élysée Alexandre Benalla et l'ancien employé de LREM Vincent Crase, également concernés par ces investigations pour soupçons de "faux témoignage", le parquet précise qu'il examinera la suite à donner à la procédure une fois terminées les enquêtes judiciaires les visant.

Le champ des investigations de la mission sénatoriale et de plusieurs procédures judiciaires en cours se recouvrant en grande partie, il ne lui apparaît "pas possible d'apprécier, à ce stade, la sincérité de leurs témoignages" et le signalement les visant fera donc "l'objet d'un nouvel examen", quand ces procédures seront terminées. 

Le faux témoignage est passible de cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Quatre autres enquêtes en cours

Les enquêtes judiciaires visant l'ex-collaborateur de l'Élysée Alexandre Benalla et l'ancien employé de LREM Vincent Crase sont au nombre de deux : celle portant sur des violences commises lors du 1er-Mai et celle concernant l'emploi contesté des passeports diplomatiques d'Alexandre Benalla.


Le Parquet national financier (PNF) enquête pour sa part sur les activités d'un oligarque russe Iskander Makhmoudov et notamment sur le contrat passé entre l'entreprise de sécurité de Vincent Crase, Mars, avec la collaboration présumée d'Alexandre Benalla.

Une autre enquête ouverte en avril, également après un signalement du Sénat et qui vise Alexandre Benalla pour "non-accomplissement d'obligations déclaratives auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique", est toujours en cours.

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