Affaire Benalla : la préfecture de police dans le viseur d'Emmanuel Macron

Affaire Benalla : la préfecture de police dans le viseur d'Emmanuel Macron
Le président de la République, Emmanuel Macron, le 12 juillet 2018.

, publié le mercredi 25 juillet 2018 à 14h02

S'il a assuré devant les parlementaires de la majorité être "le seul responsable" de l'affaire Benalla, Emmanuel Macron estime cependant être la victime, indirecte ou non, d'une "manipulation politique" venue de la préfecture de police (PP) de Paris, selon Le Canard enchaîné daté de ce mercredi 25 juillet.

Selon l'hebdomadaire, le chef de l'État est persuadé d'être la victime, "au moins indirectement", d'"un règlement de comptes de la PP" et d'"une manipulation politique". "Ce sont des fonctionnaires de la PP qui ont voulu nous faire tomber", aurait-il ainsi affirmé aux ministres et dirigeants de la majorité, assurant même que ces "'guérilleros', qui ont pris l'Élysée en otage, sont identifiés".

"Une vengeance politique"

"Tôt ou tard, la foudre de Jupiter va s'abattre sur la Préfecture de police (PP).

Et pas moitié", aurait également lancé au journal l'un des participants à la réunion de crise tenue à l'Élysée le samedi 21 juillet. Selon Emmanuel Macron, des anciens flics nommés sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy ou celui de François Hollande ont agi dans "un esprit de vengeance politique".



Ces derniers auraient également trouvé dans cette affaire une "occasion de contrecarrer le projet de réorganisation de la sécurité à l'Élysée", poursuit Le Canard enchaîné. Un projet qui "ferait la part belle à la gendarmerie et priverait Beauvau de son autorité sur le groupe de sécurité de la Présidence".

Lors de son audition par la commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale lundi, le préfet de police Michel Delpuech, avait parlé de "dérives individuelles inacceptables, condamnables, sur fond de copinages malsains". Il a par ailleurs "assumé" avoir autorisé Alexandre Benalla à porter une arme, sans que le cabinet du ministère de l'Intérieur n'en soit avisé.

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