Accusée d'avoir "violé la laïcité", une députée LREM de Mayotte se défend

Accusée d'avoir "violé la laïcité", une députée LREM de Mayotte se défend
Le palais Bourbon, où siège l'Assemblée nationale, le 30 juin 2017.

Orange avec AFP, publié le mardi 04 juillet 2017 à 14h36

Il s'agit d'un "châle" et non d'un "voile". La députée de Mayotte Ramlati Ali a créé la polémique après avoir porté un foulard sur la tête à l'Assemblée nationale.





Attaquée sur les réseaux sociaux, par le Front national notamment, pour "violation de la laïcité", la première femme mahoraise à accéder à l'Hémicycle s'est expliquée lundi 3 juillet sur le port de ce vêtement au micro de la 1ère.fr dans les couloirs du Congrès à Versailles ; une vidéo reprise par L'Opinion.



Remarquée lors de son entrée à l'Assemblée nationale, Ramlati Ali a également choisi de porter son "voile" sur sa photo officielle, présente notamment sur le site de l'Assemblée nationale. "Je suis mahoraise et je me respecte en tant que mahoraise. Ce n'est pas un voile, c'est mon châle de Mahoraise. Je suis mahoraise, et je me respecte en tant que mahoraise. Ce n'est pas un voile, c'est mon châle de Mahoraise. Dans l'Hémicycle je me fonds dans la masse. Tout le monde n'a pas les mêmes opinions. Il ne s'agit pas d'aller faire un sujet autour de ma personne, mais de porter les sujets de Mayotte, des Outre-mer et de la nation", a expliqué Ramlati Ali, qui dénonce "l'hypocrisie" de "l'extrême-droite" à son égard. "Marine Le Pen est venue à Mayotte et elle a été trop bien reçue à mon sens, par des femmes qui avaient des châles. Et je ne l'ai pas entendu critiqué, donc c'est de l'hypocrisie", a lancé la députée dans les couloirs du château de Versailles lundi. La réponse de la députée de Mayotte sera-t-elle suffisante pour éteindre la polémique ?

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