Accusations contre Nicolas Hulot : Marlène Schiappa "espère que la justice ouvrira une instruction s'il y a des éléments"

Accusations contre Nicolas Hulot : Marlène Schiappa "espère que la justice ouvrira une instruction s'il y a des éléments"
Nicolas Hulot et Marlène Schiappa à Paris, le 13 février 2018.

publié le jeudi 25 novembre 2021 à 12h19

Selon Nicolas Hulot, quatre ou cinq femmes porteraient des accusations contre lui, en plus de la petite-fille de François Mitterrand dont la plainte pour viol avait déjà émergé il y a quatre ans.

S'il y a des éléments qui incriminent son ancien collègue au gouvernement, la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a déclaré jeudi 25 novembre espérer que la justice ouvrira une instruction contre Nicolas Hulot, accusé de viol et d'agressions sexuelles dans un reportage d'Envoyé spécial qui sera diffusé jeudi. Elle a précisé qu'elle ne savait pas ce que contenait ce reportage de France 2.

"S'il y a des éléments qui mettent en cause Nicolas Hulot, j'appelle de mes vœux que la justice puisse ouvrir une instruction", a-t-elle déclaré sur franceinfo.

"Je voudrais adresser un message de soutien à toutes les femmes qui ont vécu des viols ou des agressions sexuelles", a encore déclaré Marlène Schiappa.

J'ai beaucoup entendu dire que, pour ces accusations, il y avait prescription. Je rappelle que ce n'est ni aux journalistes ni aux personnes accusées de viol de dire si oui ou non il y a prescription. Seul un juge peut établir la prescription", a-t-elle tranché.


Si le reportage comporte des "éléments" contre l'ancien ministre de l'Environnement d'un gouvernement d'Emmanuel Macron, "j'espère que la justice ouvrira une instruction et pourra véritablement s'en saisir et instruire", avait déjà déclaré la ministre déléguée mercredi sur BFMTV en soulignant : "La justice est indépendante et je ne donne aucune consigne à la justice".

Avant la diffusion de l'émission le mettant en cause, Nicolas Hulot a annoncé mercredi sur BFMTV qu'il quittait "définitivement la vie publique", en niant farouchement ces accusations de viol et d'agressions sexuelles. Il a expliqué vouloir ainsi protéger ses proches et sa fondation des retombées du "lynchage" dont il dit être l'objet.

L'ancien présentateur d'Ushuaïa Nature et ex-ministre est au coeur d'un reportage diffusé ce jeudi sur Envoyé Spécial, qui donne la parole à plusieurs femmes l'accusant de violences sexuelles et harcèlement. Le contenu du reportage est pour l'heure confidentiel, selon Le Parisien. "C'est le secret le mieux gardé de France Télévisions", confirme ainsi la direction du groupe dans les colonnes du Parisien.


"Je sais qu'à partir de demain , le lynchage va commencer. Je veux le dire sans formule, sans élément de langage : ni de près ni de loin, je n'ai commis ces actes", a lancé Nicolas Hulot. "La justice et la vérité ne peuvent pas jaillir sur un plateau de télévision". "Ma mort sociale est programmée (...). C'est tout tout un système qui perd la raison, avec la justice qui se déplace sur les plateaux de télévision", poursuit-il, déplorant que les accusations soient formulées alors que les faits allégués sont prescrits. "Pourquoi attend-on la prescription pour parler?", se demande t-il, évoquant une "histoire sans lendemain" s'étant déroulée dans le "consentement" et "l'harmonie".

Selon Nicolas Hulot, quatre ou cinq femmes porteraient des accusations contre lui, en plus de la petite-fille de François Mitterrand dont la plainte pour viol avait déjà émergé il y a quatre ans.

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