Accouchement "naturel": les députés votent pour développer les maisons de naissance

Accouchement "naturel": les députés votent pour développer les maisons de naissance
Les députés ont voté en faveur du développement des maisons de naissance
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, publié le vendredi 23 octobre 2020 à 12h49

Les députés ont voté vendredi en faveur du développement des maisons de naissance, ces structures autonomes où des sages-femmes réalisent des accouchements physiologiques (dits "naturels"), LFI et communistes mettant en garde contre un "risque de concurrence" avec les maternités publiques.

Autorisées à titre expérimental en 2015, huit structures de ce type sont actuellement implantées dans six régions françaises avec "des résultats positifs", selon le commentaire qui accompagne le projet de budget de la Sécurité sociale en 2021.

Le texte prévoit en deux ans la création de douze nouvelles structures, alors que les Etats-Unis en comptent 150, le Royaume-Uni 169 ou l'Allemagne une centaine.

Pour développer ces maisons, le ministre de la Santé Olivier Véran a insisté sur la notion de "sécurité sanitaire".

Un amendement de la socialiste Hélène Vainqueur-Christophe, précisé par le gouvernement, souligne ainsi que ces structures doivent se trouver à "proximité immédiate" d'une maternité partenaire, afin de permettre un transfert urgent en cas de problème durant l'accouchement.

Plusieurs députés ont salué le développement de ces maisons qui permet aux femmes de choisir le type d'accouchement qui leur convient.

L'insoumise Caroline Fiat et le communiste Pierre Dharréville ont toutefois mis en garde contre un risque de "renoncement" ou de "concurrence" avec les maternités publiques et de "fermeture des petites maternités".

"Une maison de naissance doit forcément être contiguë à une maternité, il n'y a donc aucune concurrence entre elles", a répondu le rapporteur LREM Thomas Mesnier.

Le but est de "répondre à une attente", pas "d'inciter toutes les femmes à accoucher en maisons de naissance. Les maisons de naissance réalisent en moyenne 125 accouchements par an, donc cela ne va vraiment pas fragiliser le tissu des maternités", a-t-il estimé.

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