Absentéisme à l'Assemblée : "Passer son temps sur un banc à ne rien dire, ce n'est pas l'idée que je me fais de la vie parlementaire", se justifie un député LREM

Absentéisme à l'Assemblée : "Passer son temps sur un banc à ne rien dire, ce n'est pas l'idée que je me fais de la vie parlementaire", se justifie un député LREM
Les députés examinent le texte de la nouvelle loi Travail le 1er août à l'Assemblée nationale.

Orange avec AFP, publié le samedi 05 août 2017 à 08h18

Franceinfo s'est intéressé vendredi 4 août à l'absentéisme des députés à l'Assemblée nationale. La radio a épluché les données de l'hémicycle et du Journal officiel, compilées par le collectif Regards citoyens sur le site NosDéputés.fr.

Et si certains députés sortent "épuisés" de ces premières séances consacrées à un difficile examen de la loi de moralisation de la vie publique, d'autres ne peuvent pas en dire autant.



L'un d'eux, le député de la Vienne La République en Marche (LREM) Jean-Michel Clément se montre particulièrement discret. Cet ancien élu PS n'est jamais intervenu à l'Assemblée ou en commission, n'a signé aucun amendement ou question écrite et comptabilise seulement deux présences en commission. Contacte par Franceinfo, le député de 62 ans se justifie : "depuis le début, j'ai déployé mon activité sur ma circonscription". Il aurait multiplié les rencontres et travaillé sur des sujets locaux.

"PAS BEAUCOUP D'INTÉRET À SIÉGER"

Surtout, il semble peu à son aise au palais Bourbon. "De toute manière, il n'y a pas beaucoup d'intérêt à siéger dans cette majorité pléthorique, où on nous impose un devoir de silence", lâche-t-il, dénonçant au passage l'autorité trop appuyée du chef du groupe Richard Ferrand. "Passer son temps sur un banc à ne rien dire, ce n'est pas l'idée que je me fais de la vie parlementaire", dénonce Jean-Michel Clément.

Par ailleurs, l'examen de la loi sur la moralisation de la vie publique qui a occupé les députés ces dernières semaines ne représente pas beaucoup d'intérêt pour le sexagénaire qui juge cette loi "non prioritaire", "futile" et "intellectuellement pauvre".

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