Abad (LR) veut de la "souplesse" sur le pass sanitaire

Abad (LR) veut de la "souplesse" sur le pass sanitaire
Le chef de file des députés LR Damien Abad à Paris le 19 septembre 2020.

publié le mardi 20 juillet 2021 à 10h56

Le chef de file des députés LR Damien Abad a fait part mardi de ses "interrogations sur le pass sanitaire", réclamant de la "souplesse" pour qu'il ne soit pas aussi dur qu'un confinement, avant l'examen du projet de loi qui va l'étendre.

"Je comprends que les restrictions portent en priorité sur les personnes non vaccinées mais il faut trouver un meilleur équilibre entre protection de la santé des Français et respect des libertés individuelles", a plaidé l'élu de l'Ain dans un entretien aux Echos et sur France Inter.

Les députés vont démarrer mardi en fin de journée l'examen en commission du projet de loi prévoyant l'obligation vaccinale des soignants et l'extension du pass sanitaire pour tous aux cafés, restaurants ou trains.

"A la limite, la vaccination obligatoire pour tous ceux qui reçoivent du public aurait été plus transparente et moins hypocrite", juge M. Abad, précisant sur France Inter que LR voterait l'obligation vaccinale, qu'il propose d'étendre aux policiers, gendarmes et douaniers.

Mais sur le pass sanitaire, qui "ne doit pas être (...) plus liberticide que le confinement", il préconise "de la souplesse". 

Du fait du "défaut d'anticipation" d'Emmanuel Macron face à l'épidémie, "il faut qu'entre le 1er et le 31 août, on puisse avoir une tolérance" pour ceux qui ont démarré leur parcours vaccinal.

M. Abad propose aussi de réduire la contravention en cas de manquement au contrôle du pass sanitaire, déjà ramenée à 1.000 euros minimum, à "entre 135 et 1.500 euros maximum". Il suggère également que les forces de l'ordre effectuent des "contrôles inopinés" du pass, et pas les restaurateurs. "Il ne faut pas que l'Etat se défausse de ses propres responsabilités".

Il juge "très floues" les mesures pour les centres commerciaux et propose que le pass sanitaire ne soit pas exigé pour ceux "de moins de 20.000 mètres carrés", "parce ce sont des activités quotidiennes".

M. Abad considère enfin "intolérable, inadmissible" de "comparer la vaccination obligatoire à la Shoah". Mais "nous devons faire la distinction entre ceux qui manifestent avec l'étoile jaune et ceux qui ont des doutes". C'est à ces derniers que le gouvernement "doit s'adresser en rassurant".

"La grande erreur du gouvernement est de ne pas avoir su créer la confiance. Quand on ne crée pas la confiance, on impose la contrainte", selon lui.

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