Abad (LR) à Castex: "confiance rompue" après 3 ans, "doutes" sur le redressement

Abad (LR) à Castex: "confiance rompue" après 3 ans, "doutes" sur le redressement
Le chef de file des députés LR Damien Abad, le 29 avril 2020 à l'Assemblée nationale à Paris
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, publié le mercredi 15 juillet 2020 à 17h53

Le patron des députés LR Damien Abad a pointé mercredi une "confiance rompue" avec l'exécutif "par trois ans de bilan décevant", mettant en doute la capacité du gouvernement du Premier ministre Jean Castex à "redresser" le pays.

M. Abad, qui a annoncé que son groupe ne voterait pas la confiance au gouvernement, a mis en cause "les incohérences et les inconsistances d'une politique du +en même temps+" et "les nombreux doutes que nous avons quant à la capacité de votre gouvernement à redresser notre pays".

Revenant sur l'interview du chef de l'Etat la veille, M. Abad a critiqué un "désolant exercice de contrition", fustigeant en particulier le silence d'Emmanuel Macron sur "l'autorité de l'Etat" et estimant que sur ce plan "la maison France brûle et le chef de l'Etat regarde ailleurs".

"On a bien compris que c'était un peu la session de rattrapage aujourd'hui (...) mais vous arrivez au chevet d'une France groggy, sonnée et profondément fracturée", selon lui.

"En trois ans, le macronisme a tourné le dos à l'audace, abandonné l'esprit de réforme et oublié la promesse de réconciliation pour devenir le berceau des illusions perdues", a-t-il ajouté, estimant que "la question centrale, c'est comment faire en 600 jours ce que vous n'avez pas réussi à faire en trois ans".

"M. le Premier ministre, nous savons que vous êtes un homme venant de la droite, respecté et respectable. Mais vous êtes un îlot de droite dans un océan de +en même temps+", "le chef enraciné d'une majorité hors sol", "morcelée, déboussolée et dépitée", a-t-il encore lancé, estimant aussi qu'elle "penche à gauche" ce qui sera "le talon d'Achille" de Jean Castex.

"En 2017, nous demandions à voir. En 2020, nous avons vu", a-t-il tranché, alors que LR avait majoritairement choisi une "abstention vigilante" lors de la première déclaration de politique générale d'Edouard Philippe.

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