75 ans du débarquement : Emmanuel Macron lit la lettre d'un jeune résistant fusillé

75 ans du débarquement : Emmanuel Macron lit la lettre d'un jeune résistant fusillé
Emmanuel Macron, le 5 juin 2019, à Portsmouth
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, publié le mercredi 05 juin 2019 à 14h30

Le chef de l'Etat a pris la parole lors de la cérémonie du Jour J, organisée mercredi 5 juin à Portsmouth, en Angleterre.

Il s'appelait Henri Fertet. Fusillé en 1943 par les soldats du régime nazi, le jeune résistant français a été honoré ce mercredi 5 juin par Emmanuel Macron.

Le président de la République a lu la lettre poignante envoyée par l'adolescent à ses parents avant son exécution.

"C'est quand même dur de mourir. Mille baisers. Vive la France"

Fils d'instituteur, élève de seconde du Lycée Victor-Hugo à Besançon, Henri Fertet a été arrêté en 1943 chez ses parents puis mis à mort dans la même ville le 26 septembre 1943, avec 15 de ses 23 co-inculpés. Quelques minutes après Donald Trump, qui a lu un message de Franklin Roosevelt, Emmanuel Macron a lu la lettre d'Henri Fertet.



Après 87 jours d'emprisonnement et de torture, le jeune résistant écrit à ses parents. "Je meurs pour ma patrie. Je veux une France libre et des Français heureux. Non pas une France orgueilleuse et première nation du Monde, mais une France travailleuse, laborieuse et honnête. Que les Français soient heureux, voilà l'essentiel. (...). Papa, je t'en supplie, prie. Songe que, si je meurs, c'est pour mon bien. Quelle mort sera plus honorable pour moi que celle-là ? (...) Adieu, la mort m'appelle, je ne veux ni bandeau ni être attaché". "C'est quand même dur de mourir. Mille baisers. Vive la France".

Après la lecture de la lettre, en français, le célèbre baryton britannique Sir Willard White chantera "Le Chant Des Partisans".

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