32 attentats déjoués durant l'état d'urgence, assure Collomb

32 attentats déjoués durant l'état d'urgence, assure Collomb
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb le 28 octobre 2017.

Orange avec AFP, publié le mardi 31 octobre 2017 à 08h48

SÉCURITÉ. Dans les colonnes de l'Express, le ministre de l'Intérieur justifie la nouvelle loi antiterroriste qui entre en vigueur ce mardi.



Mis en place au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, l'état d'urgence va prendre fin le 1er novembre, remplacé par la loi antiterroriste. Devant les caméras, Emmanuel Macron a signé le texte lundi 30 octobre à l'Élysée, entouré du porte-parole du gouvernement Christophe Castaner et du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Cette réforme, qui prend le relais de l'état d'urgence, en inscrit certaines mesures dans le droit commun de façon permanente.

"Deux ans après, la menace n'a pas baissé, mais elle a largement évoluée", justifie mardi Gérard Collomb dans l'Express. "Même s'il nous faut rester très attentifs au risque exogène, avec des attentats téléguidés depuis les territoires contrôlés par Daech, elle revêt désormais un caractère essentiellement endogène, par le biais d'individus qui, depuis le sol français, constituent de petites équipes pour tenter de commettre des actions de masse", prévient-il.



L'ÉTAT D'URGENCE A "INCONTESTABLEMENT PERMIS D'ÉVITER DES ATTENTATS"

L'état d'urgence a "incontestablement permis d'éviter des attentats", assure par ailleurs le ministre. Durant deux ans, 4.457 perquisitions administratives on eu lieu, au cours desquelles 625 armes ont été saisies, dont 78 de guerre et 752 personnes ont été assignées à résidence. Surtout, 32 projets d'attentats ont été déjoués, dont 13 cette année, "soit grâce à des renseignements venus de l'étranger, soit grâce à des mesures spécifiques liées à l'état d'urgence". Un chiffre répété mardi au micro de RTL.



Votée à l'Assemblée nationale par 415 voix sur 577, la nouvelle loi antiterroriste est décriée, surtout à gauche. Des critiques balayées par le ministre de l'Intérieur, selon qui "les libertés individuelles sont mieux garanties que sous l'état d'urgence", grâce à cette loi. "Nous avons sans cesse cherché un précieux équilibre entre sécurité et libertés", a-t-il également affirmé au micro de RTL.

"Par exemple, les 'visites domiciliaires' (qui s'inspirent du dispositif des perquisitions administratives) et les saisies chez des suspects sont désormais encadrées par l'autorité judiciaire", explique-t-il dans l'Express. "La surveillance des communications ou la restriction de circulation dans l'espace public ne s'obtiennent pas en claquant des doigts", insiste-t-il. Des personnes assignées à résidence, qui sont au nombre de 41 à la fin octobre, vont aussi pouvoir "bénéficier d'un autre statut", affirme-t-il sur RTL.

Par ailleurs, "aujourd'hui, plus personne ne s'étonne que des policiers contrôlent les accès d'un rassemblement ou procèdent à des palpations par mesure de sécurité. Ce n'est plus vécu comme une contrainte, mais comme une précaution rassurante", selon le ministre. "Cette loi permet de continuer à assurer la sécurité des Français en laissant à nos services la possibilité d'opérer, car sortir de l'état d'urgence sans rien changer par ailleurs aurait rendu impossible la protection" des événements populaires comme, prochainement, les marchés de Noël.

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