2022: Corbière (LFI) tend la main à Montebourg tout en le critiquant

2022: Corbière (LFI) tend la main à Montebourg tout en le critiquant
L'ex-ministre Arnaud Montebourg, candidat à l'élection présidentielle, lors de la visite d'un marché à Carbonne, le 30 septembre 2021

publié le jeudi 14 octobre 2021 à 11h47

Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, a, en vue de la présidentielle, une nouvelle fois tendu la main jeudi à Fabien Roussel (PCF) et au candidat souverainiste Arnaud Montebourg, tout en reprochant à ce dernier de ne pas être "franc du collier".

"Si on se regroupe à quelques-uns", "et Jean-Luc Mélenchon peut être la locomotive", "on peut être au second tour, c'est ça que nous dit aujourd'hui la fragmentation de l'extrême droite" dans les sondages qui accroît "la possibilité d'entrer au second tour" en avril 2022, a estimé le député LFI de Seine-Saint-Denis sur franceinfo.

"Arnaud, Fabien et les autres si vous m'écoutez, pourquoi on serait pas au second tour ? Pourquoi Jean-Luc Mélenchon ne pourrait pas être le candidat au 2ème tour, qui évite ce 2ème tour mortifère qu'on nous annonce ? C'est possible, faisons-le sur les idées, sur le fond", a-t-il lancé.

Le responsable des Insoumis n'avait cependant pas ménagé l'ancien ministre socialiste du Redressement productif quelques minutes auparavant. 

"Arnaud Montebourg fait la leçon sur l'incarnation" mais "je ne crois pas que lui incarne quelque chose de très rayonnant", a-t-il lâché.

"Cher Arnaud, je t'aime beaucoup, tu ne peux pas en permanence perdre du temps dans des interviews à taper sur Jean-Luc Mélenchon en donnant l'impression qu'il y aurait un problème Mélenchon, alors que Arnaud, le problème, c'est que tu n'es pas toujours très franc du collier et les gens le savent", lui a aussi reproché M. Corbière.

"Grâce à toi, on a eu François Hollande, on a eu Manuel Valls et on a eu à l'arrivée aussi de Monsieur Macron parce que si tu nous avais aidé la dernière fois...", a-t-il ajouté.

Avant de se reprendre: "mais nous aussi on en a fait des erreurs, maintenant j'arrête de l'égratiner".

Le candidat de LFI Jean-Luc Mélenchon "ne peut pas gagner, c'est une des raisons pour lesquelles je suis candidat", avait soutenu dimanche M. Montebourg à Europe 1-Cnews-Les Echos.

"La proposition que je formule est une proposition rassembleuse. La sienne est malheureusement excessivement radicale et sectaire", avait ajouté celui qui est crédité de 2 à 4% des intentions de vote dans les derniers sondages.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.