1er-Mai syndical : Elisabeth Borne condamne "très fermement" les violences

1er-Mai syndical : Elisabeth Borne condamne "très fermement" les violences
La ministre du Travail Elisabeth Borne, le 4 février 2021.

publié le samedi 01 mai 2021 à 20h13

Les manifestations parisiennes et lyonnaises du 1er-Mai ont été émaillées de violences. "Je trouve scandaleux que ces casseurs, les blacks blocs, aient voulu voler ce moment aux organisations syndicales", a déploré la ministre du Travail.

Malgré la pluie et la situation sanitaire liée au Covid-19, des dizaines de milliers de manifestants ont retrouvé la rue ce 1er-Mai : 170.000, dont 25.000 à Paris, selon la CGT, et 106.000, dont 17.000 dans la capitale, selon le ministre de l'Intérieur.

La place Beauvau a recensé a dénombré 281 manifestations dans le pays, dont certaines ont été émaillées d'incidents, comme à Paris.



Dans la capitale, des tensions sont apparues peu après le coup d'envoi de la manifestation, qui s'est élancée peu après 14H00 de la place de la République vers celle de la Nation, avec des "tentatives répétées de constitution d'un black bloc en avant du cortège syndical" qui ont longuement bloqué les manifestants. Les fauteurs de trouble étaient estimés à "quelques centaines", tandis que 5.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés.

Le carré de tête s'est retrouvé à plusieurs reprises noyé sous les gaz lacrymogènes. A l'arrivée à Nation vers 18H00, des "gilets jaunes" s'en sont pris à des militants de la CGT, qui a déploré "plusieurs blessés". 



A Lyon, où 3.000 personnes ont manifesté, un bref affrontement a éclaté entre un petit groupe de "black blocs" et des policiers. La préfecture a fait état de cinq interpellations et la manifestation s'est achevée dans le calme. 27 27 policiers et gendarmes ont été blessés en marge de la mobilisation, selon la préfecture. 



La ministre du Travail Elisabeth Borne a condamné "très fermement" les perturbations ayant émaillé certains défilés. "Je trouve scandaleux que ces casseurs, les blacks blocs, aient voulu voler ce moment aux organisations syndicales", a-t-elle déclaré sur Europe 1.



Au total, 56 personnes ont été interpellées, dont 46 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur. 

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