13-Novembre : "C'est le procès de tous les superlatifs", estime Éric Dupond-Moretti

13-Novembre : "C'est le procès de tous les superlatifs", estime Éric Dupond-Moretti
Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, le 25 août 2021, à Paris.

publié le lundi 06 septembre 2021 à 13h27

Le procès des attentats du 13-Novembre est "l'occasion pour notre justice de réaffirmer qu'elle fonctionne avec un certain nombres de règles intangibles, qui distinguent la civilisation de la barbarie", a estimé le ministre de la Justice en visitant la salle d'audience.

"C'est un procès historique qui s'ouvre", a estimé lundi 6 septembre le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti en visitant la salle d'audience du procès des attentats du 13 novembre 2015, qui s'ouvre mercredi devant la cour d'assises spéciale de Paris. Il était notamment accompagné du Premier président de la cour d'appel de Paris Jean-Michel Hayat, du procureur national antiterroriste Jean-François Ricard, du président du tribunal judiciaire de Paris Stéphane Noël, du procureur de Paris Rémy Heitz, et de la déléguée interministérielle à l'aide aux victimes Frédérique Calandra.



"C'est le procès de tous les superlatifs : 53 mètres de dossier linéaire, des milliers et des milliers d'heures de travail, 1.800 parties civiles, des associations de victimes, 20 accusés...", a énuméré le garde des Sceaux devant la presse, sur les marches du palais.

La salle d'audience de 45 mètres de long aux 550 places a été construite spécialement pour le procès, dans la salle des pas perdus de l'historique palais de justice de Paris, sur l'île de la Cité. "C'est 10 millions d'euros d'investissement pour le ministère de la Justice, c'était absolument indispensable. C'est un marathon judiciaire qui va s'ouvrir pendant neuf mois, le plus long procès de notre histoire", a aussi dit Éric Dupond-Moretti, ajoutant un "mot d'encouragement" aux magistrats, avocats et forces de l'ordre qui prendront part au procès.

"C'est un procès qui intéresse au premier chef les victimes, mais aussi l'ensemble de nos compatriotes. La France entière va regarder ce procès, le monde entier va regarder ce procès", a aussi déclaré le ministre. "C'est l'occasion pour notre justice de réaffirmer qu'elle fonctionne avec un certain nombres de règles intangibles, qui distinguent la civilisation de la barbarie, et il est important de le redire", a-t-il conclu.
 

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