11-Novembre : pour Castaner, les Femen ne sont "pas une arme de destruction massive"

11-Novembre : pour Castaner, les Femen ne sont "pas une arme de destruction massive"
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à l'Assemblée nationale, le 6 novembre

, publié le mardi 13 novembre 2018 à 11h00

Le ministre de l'Intérieur est revenu sur l'intrusion de militantes Femen, qui ont tenté de perturber le déroulé de la commémoration du 11-Novembre à Paris. Christophe Castaner assure que la sécurité des chefs d'État n'a pas été menacée.

Dimanche 11 novembre, alors qu'une centaine de dignitaires étaient présents sur les Champs-Élysées, trois militantes Femen ont réussi à forcer le dispositif des forces de l'ordre et ont fait irruption, seins nus, au passage de la voiture du président américain Donald Trump.

Auparavant, l'une des trois femmes était parvenue à obtenir une accréditation de presse en se faisant passer pour une photographe.

Au lendemain de ces incidents, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a minimisé ces failles, estimant qu'il n'y avait pas eu de danger majeur. En déplacement en Espagne, le ministre a jugé que la sécurité de Donald Trump n'avait été "en rien menacée". "Le président des États-Unis, s'il s'est retourné dans sa voiture, a pu voir une femme avec les seins nus (...). Ça n'est pas une arme de destruction massive, sauf peut-être pour Adam et Eve", a déclaré le premier policier de France lors d'une conférence de presse à Madrid, lundi 12 novembre.



Enquête en cours

Dimanche, deux Femen ont été immédiatement interceptées par les forces de l'ordre après s'être frayé un passage dans le cordon de sécurité. Une troisième militante a réussi à courir jusqu'au milieu de la chaussée, frôlant presque le cortège officiel des voitures, sur l'avenue des Champs-Élysées. "Quatre-vingt douze chefs d'Etat et de gouvernement étaient à Paris hier, des manifestations diverses et variées ont été organisées, certaines se voulaient menaçantes. Il n'y a eu aucun incident pour la sécurité de nos hôtes étrangers", a insisté Christophe Castaner.

Interrogé sur le fait que l'une des Femen ait pu se mêler aux photographes accrédités, le ministre français a indiqué qu'une procédure judiciaire était en cours. "S'il y a un dysfonctionnement qui apparaît, à ce moment-là, nous le corrigerons", a tranché le ministre.

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