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Retrait de Griveaux : "Évidemment, ces faits-là doivent être poursuivis", assure Christophe Castaner

Retrait de Griveaux : "Évidemment, ces faits-là doivent être poursuivis", assure Christophe Castaner
Christophe Castaner, le 12 février 2020 à l'Élysée.

, publié le vendredi 14 février 2020 à 16h29

Après le renoncement de Benjamin Griveaux à la mairie de Paris dû à la diffusion de vidéo intime, le ministre de l'Intérieur a rappelé que "le fait de diffuser certaines vidéos sans le consentement de leur auteur", fait l'objet de sanctions pénales en France.

C'est un tournant soudain dans la bataille des élections municipales : le candidat macroniste à la mairie de Paris Benjamin Griveaux a jeté l'éponge vendredi 14 février après la diffusion d'une vidéo intime. Une publication qui a été unanimement condamnée par les politique de tous bords, à commencer par ceux de son propre camp.


"J'ai d'abord une émotion personnelle et de soutien le concernant", a notamment dit le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner devant la presse, exprimant sa "profonde tristesse" devant la "situation personnelle" de son "ami" avec lequel il "chemine depuis bientôt quatre ans".




"Ces faits-là, le fait de diffuser certaines vidéos sans le consentement de leur auteur, sont des faits qui font l'objet de sanctions pénales dans notre pays", a-t-il ensuite déclaré déclaré, précisant qu'ils étaient sanctionnés par "une peine d'amende importante" et jusqu'à "deux ans d'emprisonnement". "Évidemment, ces faits-là doivent être poursuivis", a-t-il insisté.

"Le respect dû à chacun de nos concitoyens s'applique aussi à la classe politique", a-t-il fait valoir, pointant "celles et ceux qui utilisent tous les moyens pour nuire à la classe politique mais aussi pour nuire à leurs voisins, à leurs tiers, à des gens dont ils veulent se venger". "Nous avons des lois protectrices dans notre pays, il est essentiel de les faire vivre, sinon c'est non seulement le système démocratique qui serait emporté par ces dérives-là mais c'est aussi un jeu très pervers qui naîtrait dans les relations humaines", a-t-il observé.

Christophe Castaner a appelé à être "vigilants". "Il en va à la fois des règles démocratiques, mais bien au-delà du respect de la vie privée des femmes et des hommes qui dans notre pays s'engagent", a-t-il poursuivi.

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