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Municipales : pour Richard Ferrand la loi "PLM" est un "dysfonctionnement"

Municipales : pour Richard Ferrand la loi "PLM" est un "dysfonctionnement"
Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, à l'Elysée, le 2 juillet 2020.

, publié le dimanche 05 juillet 2020 à 20h14

Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, a estimé qu'il faudrait revenir sur la loi dite "PLM", qui organise les élections municipales à Paris, Lyon et Marseille, par arrondissements.

Avoir le plus de voix que ses adversaires... et ne pas être élue. C'est le scenario qui a failli se dérouler à Marseille, une élection qui a tenu en haleine la ville pendant une semaine. L'écologiste Michèle Rubirola, largement en tête dans les urnes, a pourtant failli ne pas devenir maire. 


"Ce que j'ai retenu de cette élection, (...) c'est qu'il faudra sans doute revenir sur la loi dite PLM, Paris-Lyon-Marseille", a estimé le président de l'assemblée nationale sur France 3, dans le cadre de l'émission Dimanche en politique: "Parce qu'on se rend compte que finalement ce ne serait pas les candidats, en l'occurrence la candidate qui a eu le plus de voix qui serait automatiquement maire".

"Cela a mis en lumière un dysfonctionnement qu'il faudra corriger, il est normal que ceux qui gagnent les élections soient ensuite en responsabilité", a-t-il insisté, précisant que la future loi de décentralisation pourrait être "le bon véhicule législatif" pour cette réforme.

En vertu de la loi PLM, du 31 décembre 1982, les élections municipales à Paris, Lyon et Marseille se déroulent par arrondissements ou par secteurs, et non pas à l'échelle de la ville. Et ce sont ensuite les conseillers municipaux élus dans chaque secteur qui élisent le maire lors du premier conseil municipal à la mairie centrale.

Si en général une majorité absolue se dégage en nombre de sièges à l'issue du second tour, cela n'a pas été le cas cette année à Marseille.

Arrivée largement en tête sur la ville au second tour, avec 38,3% des suffrages, Michèle Rubirola, cheffe de file écologiste du Printemps Marseillais, une large alliance de partis de gauche, ne pouvait compter que sur 42 élus sur 101 au Conseil municipal, après avoir pourtant remporté quatre secteurs. Avec 30,8% et trois secteurs, mais plus
peuplés, la candidate LR, Martine Vassal, présidente de la métropole et du département, avait, elle, 39 élus.

Les autres membres du conseil municipal venaient du Rassemblement national (9), de chez Samia Ghali (8), sénatrice ex-PS victorieuse dans le 8e secteur, et de chez Bruno Gilles (3), un sénateur LR parti en dissidence.

Mme Rubirola a finalement été élue maire samedi 4 juillet, à l'issue d'un conseil municipal houleux, mais après des heures de négociations pour finalement obtenir le soutien des colistiers de Mme Ghali et d'une des colistières de Bruno Gilles, soit la majorité absolue de 51 voix sur 101.
 

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