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Municipales : la campagne n'est pas épargnée par le sexisme

Municipales : la campagne n'est pas épargnée par le sexisme©Panoramic

, publié le dimanche 08 mars 2020 à 12h15

Harcèlement sur les réseaux sociaux, propos graveleux... Selon une étude relayée par Le Parisien, 43% des élues disent avoir été victimes de sexisme durant leur mandat. 

« T'es moche », « Elle doit être bonne », « Elle s'est tapé le patron du parti pour avoir sa place ».  « De sales méthodes de caniveau. » Voilà comment Violette Spillebout, candidate LREM à Lille (Nord), décrit les attaques dont elle a été victime depuis le début de la campagne.

Pour les municipales 2020, les femmes représentent 23% des têtes de liste en lice au premier tour, chiffre Le Parisien, contre 17% en 2014. Une progression freinée par les coups bas qui attendent les femmes qui se lancent dans la politique.


Il faut dire qu'elles ont conscience de ce qui les attend. À Marseille (Bouches-du-Rhône), Martine Vassal, candidate (LR), raconte avoir « eu plus de mal à trouver des femmes que des hommes » pour boucler sa liste. « Elles ont peur d'en prendre plein la figure parce que femmes ». Durant la campagne, la candidate a subi moult « intimidations », dont des « tags injurieux sur la façade » de son domicile. Selon une étude du collectif féministe NousToutes, 43% des élues ont été victimes de sexisme durant leur mandat.

Les réseaux sociaux, la lie
 
Et Joséphine Delpeyrat, animatrice nationale du réseau et transpartisan d'ÉluesLocales, d'ajouter : « Elles font souvent face à des attaques sur leurs choix familiaux, principalement des adversaires, du genre : 'Mais qui va s'occuper des enfants ?' » Lassée  « d'être prise pour une petite chose naïve qui ne savait pas de quoi elle parlait », Christelle Maurin, candidate à la mairie de Marcheprime (Gironde) et actuelle ajointe à la petite enfance, à la jeunesse et à l'emploi, a fini par changer de look. Elle a sacrifié ses longs cheveux blonds, opté pour des tenues plus masculines et a « tapé du poing sur la table ». Sans quoi, « soit on nous ignore, soit on regarde nos courbes ».

Christine Rachet Maka, 58 ans et candidate à Saint-Clément-de-Rivière (Hérault), elle a eu le droit à : « Mais pourquoi c'est vous qui vous présentez et pas votre mari ? ». Mais même lors des réunions municipales, elle a le sentiment de ne pas toujours être prise au sérieux. « J'interviens souvent sur les questions d'urbanisme et de finances. Dans la façon dont les questions me sont posées, j'ai souvent l'impression qu'on me demande si j'ai bien compris le sujet ». Dans le Gard, à Remoulins, un homme est parti de la liste d'une candidate au motif qu'il ne souhaitait pas être dirigé par une femme. Pourtant, « les choses évoluent très lentement, mais positivement », nuance Élodie Martinez, la candidate. « Le pire en campagne, ce sont les réseaux sociaux », estime Sandrine Hacquard, candidate à Saint-Raphaël (Var). Preuve que la journée internationale des droits des femmes a encore de belles années devant elle.

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