Municipales : EELV, le grand gagnant de la soirée électorale

Municipales : EELV, le grand gagnant de la soirée électorale 
©Panoramic

, publié le dimanche 28 juin 2020 à 20h00

Comme l'avait laissé pressentir le premier tour en mars dernier, les Verts ont passé un cap à l'occasion de ces élections municipales. Ce dimanche 28 juin, les écologistes ont remporté plusieurs grandes villes.

Le premier tour du scrutin, en mars dernier, avait posé la première pierre.

A cause de l'épidémie de coronavirus, il aura fallu attendre trois mois et demi avant de valider ce passage dans une nouvelle dimension. Mais les résultats de ce dimanche 28 juin le prouvent : EELV est désormais un parti qui compte dans le paysage politique français. 



Plusieurs grandes villes ont choisi de faire confiance aux candidatures écologistes. A Bordeaux, le candidat EELV Pierre Hurmic a réussi à devancer dans les urnes le maire sortant Nicolas Florian. Lyon bascule, la page historique écrite par Gérard Collomb laisse place à l'écologiste Grégory Doucet. Mathieu Klein remporte la mairie de Nancy avec 55% des voix. Face au PS, Léonore Moncond'huy remporte la mairie de Poitiers pendant qu'Anne Vignot récolte une majorité des votes à Besançon. Une autre grande ville passe au vert avec la victoire de Jeanne Barseghian à Strasbourg face candidat macroniste Alain Fontanel.

Seuls ou bien à la tête d'alliances de gauche, les écologistes avaient frappé un grand coup au premier tour.  Ils étaient arrivés en tête à Lyon, à Marseille, à Strasbourg, à Tours ou encore à Besançon, et avaient également fait des percées à Bordeaux ou à Poitiers. Au HuffPost, David Cormand, député européen EELV, a récemment expliqué ces résultats en affirmant que le parti était "plus solide qu'avant". "Dans la façon de faire campagne, dans nos candidatures, dans notre façon de choisir nos têtes de liste. On est passé d'une tonalité de contre pouvoir, de lanceur d'alerte, -que l'on assume toujours- à une tonalité de formation politique en position de gouverner", affirmait-il.

Sur France 2 dimanche 28 juin, la porte-parole d'EELV Eva Sas évoque "la rencontre entre un besoin d'écologie exprimé par les citoyens et peut-être aussi une nouvelle d'écologistes qui étaient prêts à gouverner".

Objectif présidentielle pour Yannick Jadot ?

Les alliances "anti-écolo", décidées notamment à Lyon ou encore à Bordeaux, n'ont donc pas réussi à enrayer la dynamique des Verts. En fin de semaine, sur BFM TV, Yannick Jadot qualifiait d'ailleurs ces alliances de "fronts du déclin contre le climat", qui "ne se rangent pas du côté de la société en mouvement mais du côté des lobbies qui veulent nous engluer dans le vieux monde".

Un peu plus d'un an après son score encourageant en tant que tête de liste aux élections européennes (troisième derrière le RN et LREM), l'ancien de Greenpeace pourrait-il se laisser aller à des ambitions présidentielles ? Yannick Jadot président, "oui, c'est possible", confiait l'ex-député écologiste Noël Mamère au Monde début juin. Ce ne sont pas les résultats de ce dimanche soir qui vont lui donner tort.

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