Municipales à Paris : vers un rapprochement entre Cédric Villani et Agnès Buzyn ?

Municipales à Paris : vers un rapprochement entre Cédric Villani et Agnès Buzyn ?
Vers un rapprochement entre Cédric Villani et Agnès Buzyn ? (photomontage)

, publié le lundi 17 février 2020 à 15h10

Selon l'entourage du candidat dissident, le mathématicien "a posé ses conditions pour envisager d'éventuelles convergences" avec l'ancienne ministre de la Santé, nouvelle candidate LREM pour la ville de Paris.

Cédric Villani va-t-il réintégrer la macronie ? Exclu de La République en marche (LREM) après avoir maintenu sa candidature aux élections municipales à Paris face à Benjamin Griveaux, le mathématicien tend à la main à sa successeure, Agnès Buzyn. Dans un communiqué, l'équipe de campagne de Cédric Villani affirme que le député de Paris et l'ancienne ministre de la Santé, désignée dimanche soir après le retrait de Benjamin Griveaux après la diffusion de vidéos sexuelles, ont échangé par téléphone lundi 17 février.




"Cédric Villani a posé ses conditions pour envisager d'éventuelles convergences", explique l'entourage du député de l'Essonne. Le lauréat de la médaille Fields réclame notamment des "concessions majeurs sur l'écologie, la démocratie et la métropole : un plan d'investissements de 5 milliards pour le climat, l'agrandissement de Paris", et "le tirage au sort" de certains élus parmi la population, l'une des propositions phares de son projet.

"D'un point de vue politique", Cédric Villani réclame par ailleurs "l'ouverture à un accord de second tour avec les Verts pour réussir l'alternance à Anne Hidalgo sur une base écologiste et progressiste", souligne le communiqué.  Marie-Laure Harel, porte-parole d'Agnès Buzyn, a confirmé sur LCI que la candidate LREM avait "immédiatement tendu la main à Cédric Villani". "Je crois qu'il va nous rallier", a-t-elle ajouté. 

"J'ai beaucoup de respect et d'estime pour Agnès Buzyn", avait réagi Cédric Villani à l'annonce de la nomination de l'ancienne ministre de la Santé dimanche soir. "Je sais les dossiers considérables qu'elle a gérés en tant que ministre", avait-il ajouté. Son entourage s'était montré en revanche beaucoup plus critique, estimant qu'on "ne s'improvise pas maire de Paris à trente jours de l'échéance". 

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