Municipales à Paris : "J'ai voté pour Anne Hidalgo et je le regrette", assure Agnès Buzyn

Municipales à Paris : "J'ai voté pour Anne Hidalgo et je le regrette", assure Agnès Buzyn
Agnès Buzyn, le 18 février 2020 à Paris.

, publié le lundi 24 février 2020 à 12h03

La candidate La République en marche estime que la méthode de mise en œuvre des réformes de la maire sortante "a été catastrophique". 

Si elle est aujourd'hui sa rivale dans la course à la mairie de Paris, Agnès Buzyn soutenait en 2014 Anne Hidalgo. "J'aurais aimé qu'elle fasse mieux.

j'ai voté pour elle et je le regrette parce qu'à l'arrivée, les résultats ne sont pas au rendez-vous", a estimé lundi 24 février sur Europe 1 la candidate La République en marche. 




L'ancienne ministre de la Santé dénonce surtout les méthodes de la maire socialiste sortante. "Il y a eu beaucoup d'idéologie dans la mise en œuvre des réformes. Anne Hidalgo avait une ambition pour cette ville. Mais force est de constater que la méthode de mise en œuvre de ces réformes a été catastrophique", a-t-elle déploré. "Ce que je reproche à la fermeture des voies sur berge, c'est qu'on a fermé les voies sur berge sans proposer de solutions", a-t-elle notamment commenté. 

"Ma méthode à moi, c'est d'anticiper, de préparer et de mettre en œuvre de façon cohérente les choses et pas de commencer à créer des problèmes quand on n'apporte pas de solutions", a indiqué Mme Buzyn. "Mon programme est un programme sans idéologie parce que je ne suis pas une idéologue, je suis une femme pragmatique, de terrain", a-t-elle assuré. 

Agnès Buzyn a dévoilé dimanche ses principales propositions pour les municipales à Paris dans un entretien au Journal du Dimanche. La candidate, qui remplace Benjamin Griveaux, contraint d'abandonner après la diffusion de vidéos intimes, a repris de nombreuses propositions de son prédécesseur, notamment en matière de propreté et de sécurité, ses "deux priorités", avec la création d'une police municipale armée et des "managers de rue". 

Elle a aussi apporté des mesures nouvelles, comme celle pour le maintien à domicile des personnes âgées ou sa volonté de verdir les rues, et a retoqué deux idées phare de Benjamin Griveaux : le déplacement de la gare de l'Est pour créer un Central Park parisien et la proposition d'offrir 100.000 euros aux Parisiens pour l'achat d'un appartement.

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