Municipales à Bordeaux: une triangulaire à suspense après 73 ans à droite

Municipales à Bordeaux: une triangulaire à suspense après 73 ans à droite
Un isoloir à Bordeaux (Photo d'illustration)

, publié le jeudi 18 juin 2020 à 19h20

 Bordeaux, qui avait toujours élu dans un fauteuil ses deux maires emblématiques de droite, s'offre un second tour à suspense pour les élections municipales.

Après 73 ans d'élections dans un fauteuil, Bordeaux va vivre un second tour des élections municipales à suspense. Le maire sortant LR Nicolas Florian, 51 ans, arrivé de justesse en tête il y a trois mois (34,56%) affrontera le candidat EELV allié à la gauche Pierre Hurmic, 65 ans, qu'il n'a devancé que de 96 voix, et la liste "anticapitaliste" du NPA Philippe Poutou (11,77%), 53 ans, le syndicaliste deux fois candidat à la présidentielle.

Le maire LR sortant en tête des sondages

Selon un sondage publié jeudi par les médias locaux, Nicolas Florian fait la course en tête avec 49% des intentions de vote, contre 40% au candidat écologiste.

Philippe Poutou ne progresse pas par rapport au 1er tour (11%). 


Le maire sortant semble ainsi capitaliser sur l'"accord de coalition" passé, à quelques heures seulement de la date-limite de dépôt des listes, avec le marcheur Thomas Cazenave, 42 ans, arrivé troisième au premier tour (12,69%) et dont la candidature face à un maire "Macron-compatible" avait fait grincer des dents. Les deux anciens adversaires ont invoqué la "situation exceptionnelle" due à la pandémie pour justifier cette alliance. De plus, "nous partageons l'essentiel des grandes orientations", insiste le premier adjoint MoDem Fabien Robert.

Dans le camp EELV, les tractations avec le PS, le PC et les petits partis comme Générations et Nouvelle Donne ont eu lieu dès le premier tour. "Ca va se jouer très serré", dit-on dans le camp Hurmic qui veut croire que des "gens ne se reconnaissent pas" dans la nouvelle liste Florian. La liste compte sur les jeunes abstentionnistes du premier tour, les déçus de l'alliance LR-LREM et le "vote utile" des anciens électeurs d'extrême gauche. Car pour Philippe Poutou et sa liste "anticapitaliste" (avec La France Insoumise et des collectifs citoyens), il n'a jamais été question de se désister au profit de Pierre Hurmic.

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