MUNICIPALES 2020. Les principaux duels fratricides entre candidats LREM

MUNICIPALES 2020. Les principaux duels fratricides entre candidats LREM
Georges Képénékian et Gérard Collomb le 17 octobre 2018 à Lyon.
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, publié le dimanche 16 février 2020 à 07h00

REPÈRES. Dans une dizaine de grandes villes de province, des candidats aux municipales issus de la majorité se déchirent. 

LYON (516.000 habitants)

Investi par En marche et soutenu par le maire sortant Gérard Collomb, l'ancien gymnaste Yann Cucherat fera face à l'actuel premier adjoint de Collomb, Georges Képénékian, en rupture avec le maire.

Fin novembre, les quatre députés LREM de Lyon avaient pourtant officialisé leur soutien à Georges Képénékian. Ce dernier est pour l'instant très en retrait dans les sondages.




Pour la métropole, Gérard Collomb, investi par LREM, affrontera David Kimelfeld, président sortant de la collectivité. David Kimelfeld, dissident sur le papier, refuse toutefois de parler de "divorce" avec LREM.

LILLE (232.000 habitants)

Les deux candidates à l'investiture LREM pour défier la maire socialiste Martine Aubry sont finalement toutes deux en lice... l'une contre l'autre. Violette Spillebout, conduit la liste macroniste officielle. Mais sa rivale, la députée Valérie Petit, qui vient de quitter LREM tout en siégeant toujours au sein du groupe majoritaire à l'Assemblée, a annoncé fin janvier qu'elle se lançait dans la bataille en numéro deux de la liste de l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy, Marc-Philippe Daubresse (LR). 

VILLEURBANNE (149.000 habitants)

Les jeux sont ouverts, avec des Verts confiants, une gauche unie qui joue sa survie et une bataille fratricide chez LREM. D'un côté : Prosper Kabalo, le candidat investi par le parti, premier adjoint du maire sortant Jean-Paul Bret (PS). Et de l'autre, depuis la mi-janvier et une annonce surprise : le député Bruno Bonnell, qui avait écrasé la socialiste Najat Vallaud-Belkacem aux dernières législatives en 2017, sous la bannière LREM. Il se lance dans la course en binôme avec Emmanuelle Haziza, l'ancienne cheffe de file locale LR.

LE MANS (143.000 habitants)

L'entrepreneur Gilles Guerchet a été investi par LREM. Conseiller municipal d'une petite commune au sud de la ville, il devra affronter un paysage politique très émietté. S'il est soutenu par les cadres du parti, dont la secrétaire d'État Marlène Schiappa, il sera opposé à la liste sans étiquette Autr'Mans d'Audrey Canal, soutenue par la députée LREM Pascale Fontenel-Personne. "Au début il y a eu quiproquo, on nous prenait pour une liste dissidente mais ce n'est pas absolument pas le cas", affirme l'équipe d'Audrey Canal, dont la liste "regroupe différentes sensibilités politiques".

ANNECY (126.000 habitants)

Une liste menée par une députée ex-LREM face à celle du maire sortant UDI soutenu par... LREM : Annecy vit une campagne municipale "un peu schizophrénique", constate la parlementaire dissidente, Frédérique Lardet. Députée de Haute-Savoie, celle-ci a quitté LREM fin janvier, faute d'investiture pour le scrutin de mars. La commission nationale lui a préféré le maire sortant, Jean-Luc Rigaut (UDI), qui pourtant compte moins de colistiers LREM que sa concurrente.

METZ (118.000 habitants)

Le député et candidat investi par LREM Richard Lioger doit faire face à la dissidente Béatrice Agamennone, ancienne référente En Marche pour la Moselle, exclue du parti pour avoir maintenu sa candidature. La situation est ici complexe, avec pas moins de 12 candidats en lice, et le parti présidentiel risque fort de ne pas se retrouver au second tour. Richard Lioger était en effet en 4e position selon un récent sondage (avec 11%), loin derrière les listes LR, gauche-EELV et RN. Béatrice Agamennone pointe en 7e place, avec seulement 3% des intentions de vote.

BESANÇON (116.000 habitants)

Le parti présidentiel a investi le député Éric Alauzet (LREM, ex-EELV). Mais Alexandra Cordier, ancienne référente départementale LREM dans le Doubs, a décidé de se présenter, même sans investiture. Alexandra Cordier était l'attachée de presse du maire sortant Jean-Louis Fousseret, qui la soutient alors qu'il s'était de son côté rapproché de LREM en 2017, étant nommé président de l'institut de formation du parti. Une division qui pourrait faire les affaires de la candidate écologiste Anne Vignot, en tête dans les sondages.

ORLÉANS (115.000 habitants)

L'actuel maire Olivier Carré (ex-LR), investi par LREM, doit notamment affronter son ancienne adjointe Nathalie Kerrien, qui espérait obtenir le soutien du parti présidentiel. Cette dissidence risque de handicaper Olivier Carré, à la lutte avec l'ancien maire LR Serge Grouard.

À Biarritz, le problème est réglé 

Emmanuel Macron a tranché la question pour Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), où il a interdit à ses ministres Jean-Baptiste Lemoyne (Europe et Affaires étrangères) et Didier Guillaume (Agriculture) de se lancer. Jean-Baptiste Lemoyne devait figurer sur la liste du maire sortant (MoDem) Michel Veunac, face à une liste emmenée par Didier Guillaume.

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