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Municipales 2020 : comment se déroule le vote ?

Municipales 2020 : comment se déroule le vote ?
(Photo d'illustration)
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, publié le dimanche 08 mars 2020 à 07h00

VIE PRATIQUE. Découvrez toutes les spécificités des élections municipales, qui auront lieu les 15 et 22 mars prochain.

Les élections municipales, qui se tiendront le 15 et 22 mars prochain, sont un scrutin un peu particulier.

En effet, contrairement à la présidentielle ou aux législatives, les électeurs ne votent pas directement pour le maire, mais pour des conseillers municipaux. Une fois le second tour passé, un premier conseil municipal se réunira pour élire officiellement le maire de la commune, qui est généralement la tête de liste.




Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal est fonction du nombre d'habitants. Ce nombre est fixé à 7 sièges pour les communes de moins de 100 habitants à 69 sièges pour celles de plus de 300.000 habitants. Dans les trois plus grandes villes de France que sont Paris, Lyon et Marseille, le nombre de conseillers municipaux est respectivement de 163, 73 et 101.

Dans les communes de plus de 1.000 habitants

Depuis 2013, le scrutin de liste, jusqu'alors réservé aux communes de 3.500 habitants et plus, s'applique désormais à partir de 1.000 habitants. L'élection des conseillers municipaux se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec représentation proportionnelle et prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête. Les candidats se présentent en listes complètes avec la possibilité de deux candidats supplémentaires. Au premier tour, la liste qui obtient la majorité absolue, obtient ainsi la moitié des sièges. L'autre moitié est répartie à la proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu plus de 5% des voix.

Lors d'un éventuel second tour, seules les listes ayant obtenu 10% des voix peuvent se maintenir. Les listes ayant obtenu au moins 5% peuvent fusionner avec une liste ayant obtenu plus de 10%. La répartition des sièges se fait alors comme lors du premier tour.

Un mode de scrutin particulier pour Paris, Marseille et Lyon

À  Paris, Lyon et Marseille,  l'élection se fait au niveau de chaque arrondissement, selon le même principe de prime majoritaire. Les électeurs votent pour les conseillers d'arrondissements, qui eux votent pour le maire et ses adjoints.

Dans les communes de moins de 1.000 habitants

Dans les communes de moins 1.000 habitants, le scrutin est majoritaire, plurinominal à deux tours. Les candidats peuvent se présenter seuls ou faire partie d'une liste. Les électeurs ont la possibilité de rayer des noms sur une liste, c'est ce qu'on appelle le "panachage". Dans tous les cas, les voix sont comptabilisées individuellement.

Sont élus au premier tour ceux qui ont obtenu la majorité absolue et recueilli au moins un quart la voix des inscrits. Au second tour, pour les sièges restants à pourvoir, l'élection a lieu à la majorité relative, ce qui signifie que les candidats ayant obtenu le plus de voix seront élus.

Les intercommunalités

Chaque commune a l'obligation, à l'exception de Paris et des villes de la petite couronne, d'appartenir à une intercommunalité. Les conseillers communautaires étaient jusqu'en 2014 désignés au sein du conseil municipal. Maintenant, les conseillers communautaires devront nécessairement avoir été élus conseillers municipaux.

Dans les communes de plus de 1.000 habitants, ils sont élus pour la même durée, selon le même mode de scrutin et par un même vote que les conseillers municipaux.

Dans les villes de moins de 1.000 habitants, les conseillers ne sont pas élus au suffrage universel direct mais sont désignés automatiquement en suivant l'ordre du tableau après qu'ont été élus le maire et les adjoints.

Et en Outre-mer ?

Première chose à savoir : tous les territoires ultra-marins ne votent pas. Les habitants de Saint-Martin et Saint-Barth aux Antilles ou encore Wallis-et-Futuna dans l'océan Pacifique ne votent pas, car ils n'ont pas de communes, et donc pas de maires. Saint-Martin et Saint-Barth, qui dépendent de la Guadeloupe, ont des conseils territoriaux, qui ont aussi les compétences de communes. Wallis-et-Futuna est divisé en trois circonscriptions électorales, qui correspondent aux trois royaumes coutumiers que compte l'archipel. Dans ces territoires, ce sont les élections territoriales qui renouvellent tous les cinq ans les mandats des élus locaux. Les dernières élections territoriales ont eu lieu en mars 2017.

À l'inverse, à Saint-Pierre et Miquelon, qui est aussi une collectivité territoriale, et vote aussi au moment des élections territoriales, il y a néanmoins deux communes : Saint-Pierre et Miquelon. Des élections municipales auront donc lieu, même si pour l'instant, il n'y a pas de candidats déclarés à Miquelon.

Autre spécificité : certains territoires, comme la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique et la Polynésie, voteront le lendemain en raison d'un décalage horaire important. La Polynésie française, qui a 11 heures de retard par rapport à Paris, terminera donc de voter dimanche soir à 20h00 alors qu'il sera déjà 8h00 lundi matin à Paris. Les résultats des municipales en Polynésie seront donc connus de manière décalée. À l'inverse, La Nouvelle-Calédonie votera avant tout le monde, puisqu'elle a dix heures d'avance sur la métropole.

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