Municipales 2020 : Agnès Buzyn entre de plain-pied dans la campagne à 1 mois du scrutin

Municipales 2020 : Agnès Buzyn entre de plain-pied dans la campagne à 1 mois du scrutin
Agnès Buzyn ce dimanche 16 février

, publié le dimanche 16 février 2020 à 22h21

Agnès Buzyn a annoncé ce dimanche 16 février qu'elle était la nouvelle candidate LREM à la mairie de Paris, remplaçant ainsi Benjamin Griveaux. Elle rentre en campagne à moins d'un mois du 1er tour des élections municipales, qui auront lieu le 15 mars prochain.

C'est officiel, LREM s'est trouvé une nouvelle candidate pour la mairie de Paris.

Ce dimanche 16 février, à moins de 30 jours du premier tour des municipales, qui aura lieu le 15 mars, Agnès Buzyn a annoncé son entrée dans la course. Elle fait ainsi notamment face à Anne Hidalgo, la maire PS sortante, ainsi qu'à l'ancienne ministre LR Rachida Dati. Sous un déluge de pluie, elle est arrivée dans la soirée dans un café parisien où LREM avait organisé un rassemblement. "Cette ville va mal, elle n'est pas bien gérée", a tout de suite lancé l'ex-ministre de la Santé, entourée de militants enthousiastes et du délégué général du mouvement Stanislas Guerini.



Il s'agit d'un rebondissement majeur dans cette campagne, puisque vendredi encore, Agnès Buzyn disait sur France Inter qu'elle ne "pourrait pas" être candidate en raison de son agenda "très chargé" et du "surcroît de travail" provoqué par la crise du coronavirus.

Ce dimanche, face à la presse, Agnès Buzyn semblait pourtant très enthousiaste. "J'y vais, j'en ai envie", a-t-elle d'abord fait savoir à l'AFP.


Pas épargnée par ses détracteurs


"J'y vais avec coeur, avec engagement, avec sérieux, avec détermination. J'y vais pour gagner. J'ai toujours vécu dans cette ville. J'y suis née, j'y ai travaillé. J'ai élevé mes enfants, je la connais. Je connais aussi ses problèmes. Il faut les régler avec calme, avec détermination", a déclaré Agnès Buzyn devant les caméras de BFMTV.


"Je suis venue aujourd'hui chercher la confiance des Parisiennes et des Parisiens pour améliorer la qualité de vie et le quotidien de ceux qui y vivent", a-t-elle continué.

La candidate à la mairie de Paris quitte ses fonctions de ministre de la Santé et est remplacée par Olivier Véran. A peine entrée en campagne, elle a déjà essuyé les critiques de ses détracteurs, qui lui reprochent notamment un "abandon de poste", en plein coronavirus et crise des hôpitaux. Pour le directeur de campagne de sa rivale Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, cela "montre que l'intérêt de LREM prime sur l'intérêt national".

Autre constat sévère, celui de la députée européenne LFI Manon Aubry : "Si elle gère la ville comme elle a géré la crise de l'hôpital public, il ne restera pas grand-chose des services publics parisiens."

Dans le milieu hospitalier, le président du collectif Inter-Urgences, Hugo Huon, a réagi auprès de l'AFP : "C'est une belle forme de mépris d'avoir le culot de quitter le ministère alors que, après 11 mois, tout reste à faire à l'hôpital. (...) Ca montre qu'elle aura préféré choisir depuis le début sa carrière politique à la santé des malades et c'est probablement pour cela qu'elle n'a pas appuyé assez fort ses dossiers". Agnès Buzyn a donc 4 semaines pour convaincre les Parisiens et Parisiennes avant le premier tour des municipales.

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