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Municipales 2020 à Paris : sept candidats réunis pour un premier débat

Municipales 2020 à Paris : sept candidats réunis pour un premier débat
Sept candidats aux municipales à Paris ont débattu le 4 mars sur LCI.

, publié le mercredi 04 mars 2020 à 23h00

Police municipale, propreté, place de la voiture, logement... Les sept principaux prétendants à l'hôtel de ville de la capitale se sont affrontés lors d'un premier débat organisé par LCI, en partenariat avec 20 Minutes et RTL.

À onze jours des élections municipales, les sept principaux prétendants à l'hôtel de ville de la capitale ont présenté à tour de rôle leurs visions d'un futur Paris et défendu leurs programmes, avant de débattre sur plusieurs thèmes. Première question abordée mercredi 4 mars sur LCI : la sécurité. Faut-il armer la police municipale ? La maire socialiste sortante Anne Hidalgo ne le pense pas. "L'insécurité a augmenté de façon extrêmement importante à Paris. (...) J'ai décidé de mettre en place une police municipale pour tranquilliser nos rues, pour permettre à nos aînés de se balader sans craindre de se faire agresser", a-t-elle expliqué. 

Les candidates LR et LREM Rachida Dati et Agnès Buzyn veulent une police municipale armée. "On ne peut pas laisser des gens se promener à deux heures du matin sans aucune arme pour se défendre", a expliqué l'ancienne ministre de la Santé, ajoutant que "les policiers non armés seraient la cible immédiatement d'agressions". Selon Rachida Dati, des policiers armés "peuvent agir en flagrance, interpeller. Une femme victime de violence conjugale, ils peuvent intervenir et retenir le mari violent jusqu'à l'arrivée de la police nationale".




La propreté à Paris a été au cœur de vifs échanges entre Agnès Buzyn et Anne Hidalgo. La candidate LREM a expliqué vouloir mettre "2.000 agents de nettoiement sur la voirie pour nettoyer les rues". "Je ferais dès mes 100 premiers jours, une réorganisation complète du service de propreté à Paris", a-t-elle assuré avant d'ajouter : "Anne Hidalgo prévoit de faire dans les 6 prochaines années, tout ce qu'elle n'a pas fait dans les 6 dernières années".

"Dommage que vous ne vous soyez pas posé la question avant de la propreté dans les rues de Paris. Mais je suis heureuse que vous le découvriez et que vous souhaitez doubler le budget", a-t-elle poursuivi. "C'est un peu des y'a qu'à faut qu'on", a répondu la maire sortante. "Quand j'entends beaucoup des : 'En 100 jours, on va régler le problème de la propreté à Paris', je me dis qu'il faut un peu d'humilité", a-t-elle ajouté. Le candidat ex-LREM Cédric Villani a prôné l'utilisation de l'intelligence artificielle et la technologie pour nettoyer les rues. 



Quelle doit être la place des voitures dans la capitale ? "La place de la voiture est appelée à diminuer dans Paris. Mais pas de façon punitive (...) Le nombre de voitures a baissé, le nombre d'embouteillages a augmenté dans le même temps", a attaqué l'ex-député LREM Cédric Villani. "La pollution n'a pas diminué", a souligné de son côté le candidat RN Serge Federbush qui souhaite réouvrir les voies sur berge aux voitures. La candidate LREM s'est dite favorable au développement des "mobilités propres" à Paris, bien qu'elle juge que la méthode adoptée par l'équipe municipale sortante ne soit pas adéquat. "Ce que je conteste est une méthode qui crée des problèmes avant de donner des alternatives. Cette politique sans voiture punitive n'est pas préparée en amont", a-t-elle reproché.


"Courir à Paris ou faire du vélo à Paris, ce n'est pas bon pour la santé. (...) Les gens n'en peuvent plus de ces bouchons", a lancé l'ancienne ministre de la Santé. De son côté, Rachida Dati a regretté que l'on "oppose les Parisiens les uns aux autres, la voiture contre le vélo, le piéton contre la trottinette" et a vivement critiqué la politique de la maire sortante, notamment sur les avantages "supposés" de la piétonisation des voies sur berge. "Je fais de la course à pied sur les voies sur berges, je peux vous dire qu'à certains endroits je suis en apnée", a affirmé la candidate LR. Si le candidat écologiste David Belliard a salué la politique d'Anne Hidalgo, il a estimé qu'il faut "aller plus loin". "On a pris du retard", selon lui. 



Attaquée de toutes parts sur la question de la place de la voiture, Anne Hidalgo a défendu son bilan. "Où est la punition ? La punition est de nous obliger à respirer un air pollué qui tue, qui rend malade nos enfants, nos aînés. Oui, il faut continuer à réduire la place de la voiture à Paris avec des solutions alternatives, comme les transports en commun", a-t-elle indiqué. Sur les embouteillages, elle a indiqué que cette question "est presque aussi vieille que Paris". 


Autre question abordée : celle du logement. Faut-il baisser les loyers comme le souhaite la candidate insoumise Danielle Simonnet ? Encadrer les prix et créer des logements sociaux comme le demande Cédric Villani ? Ou encore vendre les logements sociaux à leurs occupants, comme le propose Serge Federbush ? Anne Hidalgo a défendu l'encadrement des loyers qu'elle a instaurée et qu'elle juge "efficace". "Vous êtes la maire qui a réussi à atteindre 11.000 le prix du mètre carré à Paris. C'est un prix dingue", lui a rétorqué Agnès Buzyn avant d'ajouter "Et vous avez comme ennemi Airbnb. Le problème ce n'est pas ça". Pour le candidat écologiste, David Belliard, il faut "bloquer les loyers pendant au moins cinq ans". "Il faut une politique volontariste en termes de logements abordables, environ 10% de la superficie de paris est inutilisée", a-t-il assuré.

Ce premier débat sera suivi le 10 mars par un deuxième, organisé par France Télévisions, et un autre entre les deux tours, sur BFMTV le 18 mars. 

À onze jours du premier tour des municipales, la bataille reste très indécise dans la capitale. Selon une enquête de Harris Interactive-Epoka diffusée mardi 3 mars, Rachida Dati continue de progresser (25%), devançant Anne Hidalgo (24%) et Agnès Buzyn (17%). Viennent ensuite l'écologiste David Belliard (11%) et Cédric Villani (8%), tous deux à la peine après avoir flirté avec les 15%. Enfin, en bas du tableau, se trouve Danielle Simonnet (5%) et Serge Federbusch (4%).

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