Joachim Son-Forget assure avoir relayé la vidéo de Benjamin Griveaux "pour le prévenir"

Joachim Son-Forget assure avoir relayé la vidéo de Benjamin Griveaux "pour le prévenir"
Le député Joachim Son-Forget, le 27 mars 2019, à l'Assemblée nationale.

, publié le vendredi 14 février 2020 à 12h24

L'ex-député LREM avait tweeté dès jeudi soir l'article diffusant une vidéo à caractère sexuel attribuée au candidat de Paris en espérant un démenti, car "une telle diffamation serait extrêmement grave dans la campagne pour Paris".

C'est un véritable retournement de situation. Le candidat macroniste à la mairie de Paris Benjamin Griveaux a jeté l'éponge vendredi après la diffusion d'une vidéo intime.

Un site avait diffusé mercredi soir une vidéo intime et des messages connotés adressés à une femme, affirmant qu'ils émanaient de l'ancien porte-parole du gouvernement.

La page, relayée peu à peu jeudi sur les réseaux sociaux, présentait deux courtes séquences en plan serré montrant un homme non identifié en train de se masturber, ainsi que des captures d'écran de messages échangés sur le ton de la drague.

Joachim Son-Forget fut l'un des internautes à relayer cette vidéo sur Twitter. "J'espère que ces vidéos sexuelles affligeantes incriminant Benjamin Griveaux et une jeune femme seront démenties par l'intéressé et son équipe car une telle diffamation serait extrêmement grave dans la campagne pour Paris", avait tweeté l'ancien député LREM et candidat à la présidentielle en 2022 jeudi à 18h15. M. Son-Forget s'est ensuite fendu d'une série de tweets, dénonçant une "attaque basse". 




"Bien que personnellement je ne sois pas fan de ce candidat, j'ai vraiment honte pour la République qu'un député relaie ce genre de contenu. Vous faites vraiment déshonneur à la fonction", lui a répondu le journaliste Thibaud Le Floch. "Il y a des limites à l'ignoble, non ?", a de son côté écrit la journaliste du Point Géraldine Woessner. 

"Je ne regrette pas le retweet"

Contacté par Le Parisien, M. Son-Forget assure qu'il n'avait aucune intention "de nuire au candidat à la mairie de Paris". "C'est pour le prévenir, je lui ai même envoyé un message. Je déteste les lynchages publics. Il faut qu'il fasse face. Je n'ai rien ni pour ni contre Benjamin même si ce n'est pas mon candidat favori pour Paris. Ce qui lui arrive est inadmissible", explique le député des Français de l'étranger. 

"L'idéologie derrière est nauséabonde. Je ne veux pas m'avancer mais la personne derrière ça va viser d'autres cibles, avançait-il. Il faut que la justice se saisisse de l'affaire. Ces gens essaient de détruire la France. On ne s'attaque pas à l'intimité des gens pour leur nuire en France", insiste-t-il. 

"Ce lien je ne l'ai pas eu par hasard. Ça tourne chez tous les cadres de la macronie depuis plusieurs jours", a-t-il affirmé sur CNews, attaqué par Jean-Marc Morandini qui qualifiait son tweet de "dégueulasse". "Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait?", l'a interpellé le présentateur. 

"Je ne regrette pas le retweet", lui a répondu M. Son-Forget. "Mon travail c'est aussi d'informer la population sur les risques qu'elle encourt. Il y a plusieurs jeunes femmes instrumentalisées et de mèche avec le monsieur qui a fait ce site. Benjamin Griveaux est tombé dans un piège (...) et je prends les paris qu'il y aura d'autres personnes", s'est-il justifié. 

Contacté par Franceinfo, Me Richard Malka, l'avocat de Benjamin Griveaux, a de son côté qu'il "poursuivra toutes les publications qui violeront la vie privée" de son client. 
 

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