Coronavirus : "Nous n'envisageons pas d'empêcher les élections municipales", annonce Sibeth Ndiaye

Coronavirus : "Nous n'envisageons pas d'empêcher les élections municipales", annonce Sibeth Ndiaye
La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye le 28 janvier 2020 à l'Assemblée nationale.

, publié le jeudi 27 février 2020 à 09h21

Alors que les cas de patients infectés par le coronavirus se sont multipliés ces derniers jours en France, la porte-parole du gouvernement a assuré jeudi matin sur l'antenne d'Europe 1 que la question d'annuler les élections municipales ne s'était pas posée.

L'épidémie de coronavirus, désormais baptisé Covid-19, se propage à travers le monde, et la France n'est pas épargnée. Alors qu'à travers le monde, de nombreuses manifestations et compétitions sportives sont annulées pour contenir la maladie, Sibeth Ndiaye a assuré jeudi 27 février sur Europe 1 que les élections municipales du mois de mars étaient pour le moment maintenues.



 
"Compte tenu des données à notre portée aujourd'hui, nous n'envisageons pas d'empêcher les élections municipales", a déclaré la porte-parole du gouvernement.

"Dans aucune des réunions ministérielles qui concernent le coronavirus, la question ne s'est posée d'annuler les élections municipales", a-t-elle ajouté.

Mme Ndiaye a réaffirmé que "ce n'est pas le politique qui décide tout seul", mais qu'il "s'appuie sur des comités d'experts scientifiques".

"On ne peut pas prendre de décision uniquement sur la foi de la peur"

Alors que les oppositions ont dénoncé l'"incohérence" selon elles du gouvernement, qui a décidé du confinement d'enfants rentrés d'Italie mais a autorisé 3.000 supporteurs italiens de la Juventus Turin à se rendre à Lyon pour un match de la Ligue des champions, la porte-parole a répondu qu'il fallait "garder ses nerfs, son calme".

"Je ne dis pas qu'il n'y aura pas d'épidémie en France", a-t-elle déclaré. "Mais on ne peut pas prendre de décision uniquement sur la foi de la peur. On doit prendre des décisions qui sont étayées scientifiquement et médicalement. La réponse qu'on doit conduire est graduée en fonction de l'état de propagation du virus. Il faut le faire avec calme et beaucoup de rigueur", a-t-elle martelé. 

"On ne se cache pas derrière l'avis des médecins", a-t-elle défendu. "Si on écoutait la peur collective, on se barricaderait derrière nos frontières". "Je comprends parfaitement le fait qu'on ait peur, mais aujourd'hui en France, on a moins d'une vingtaine de cas. La grippe, c'est entre 2,5 et 3 millions de personnes qui sont infectées chaque année", a-t-elle rappelé. 

Aucun malade n'avait été repéré sur le territoire depuis le 15 février, mais entre-temps, la maladie a gagné l'Italie, pays frontalier qui est aussi celui d'Europe le plus touché. Au total, 18 personnes ont été infectées, dont deux morts : un touriste chinois de 80 ans et un Français de 60 ans, qui ne s'avait jamais séjourné dans une "zone d'exposition à risque". 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.