Yémen: les séparatistes se retirent de certaines positions à Aden

Yémen: les séparatistes se retirent de certaines positions à Aden
Des manifestants agitent des drapeaux de l'ancien Yémen du Sud lors d'une marche en soutien des séparatistes sudistes dans le centre de la ville d'Aden, le 15 août 2019

AFP, publié le samedi 17 août 2019 à 12h50

Les forces séparatistes relevant du Conseil de transition du sud (STC) se sont retirées de plusieurs bâtiments publics qu'ils avaient récemment pris à Aden aux combattants loyalistes yéménites, a annoncé samedi un membre du gouvernement.

Le siège du gouvernement, celui du Conseil suprême de la justice et celui de la Banque centrale ainsi que l'hôpital d'Aden ont été évacués par les séparatistes, a indiqué sur Twitter le ministre de l'Information du gouvernement internationalement reconnu, Mouammar al-Iryani.

L'amorce de ce retrait avait été auparavant annoncée dans un communiqué par la coalition emmenée par l'Arabie saoudite, qui intervient au Yémen depuis 2015 contre les rebelles Houthis.

Les préparatifs sont en cours pour un retrait des séparatistes du siège du ministère de l'Intérieur et de la raffinerie d'Aden, a ajouté  M. Iryani.

Des journalistes de l'AFP ont pu voir des véhicules militaires saoudiens et émiratis protéger le siège du gouvernement, celui du Conseil suprême de la justice et la Banque centrale, tout en constatant que les forces du STC continuaient de tenir des positions proches.

Le palais présidentiel est également passé sous protection de forces saoudiennes, selon ces journalistes.

Dans son communiqué, la coalition militaire emmenée par Ryad évoque l'amorce d'un retrait des séparatistes, sous sa supervision, de "positions occupées ces derniers jours" à Aden.

De nombreuses autres bâtiments d'Aden, notamment des positions militaires, restent sous le contrôle de ces séparatistes.

Une délégation militaire saoudo-émiratie est arrivée jeudi à Aden pour tenter de désamorcer la situation extrêmement tendue dans cette grande ville portuaire du sud du Yémen, siège provisoire du gouvernement depuis que la capitale Sanaa, au nord, a été conquise par les rebelles Houthis en 2014.

Les récents combats à Aden ont constitué une menace dans la relation entre l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, un pilier de la coalition: les séparatistes du STC sont formés par Abou Dhabi, tandis que Ryad appuie le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi.

STC et forces loyalistes sont théoriquement alliés dans le combat contre les Houthis.

Les combats entre ces deux parties, qui ont duré plusieurs jours, ont fait au moins 40 morts et 260 blessés, selon l'ONU. Ils avaient abouti à la prise par les séparatistes de plusieurs positions et bâtiments contrôlés par les forces de M. Hadi.

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