Turquie : la répression continue

par euronews (en français)

En Turquie, la répression judiciaire à l’encontre des médias se poursuit. Jeudi, une dizaine de journalistes ont été interpellés sur décision du parquet d’Istanbul. Au total 35 personnes ont été placées en garde à vue. Toutes sont accusées d’appartenance à une organisation terroriste. Les autorités judiciaires et policières suspectent les journalistes d’entretenir des contacts avec les réseaux du prédicateur Fetullah Gülen, l’ennemi juré du président Erdogan. Gülen est considéré par la Turquie comme l’instigateur de la tentative de coup d’Etat en juillet 2016.

Le Prix Albert Londres soutient Musa Kart et tous les journalistes turcs emprisonnés ou en danger pour avoir fait leur métier. https://t.co/7CcRmwKyXZ— cojean annick (@AnnickCojean) 24 juillet 2017

Près de 150 journalistes seraient en détention actuellement en Turquie. Et des dizaines de médias ont été fermés ou muselés ces derniers mois.

En France, la mobilisation ne faiblit pas pour demander la libération du journaliste Loup Bureau accusé lui aussi par les autorités turques de participation à un groupe terroriste. Le Français a été arrêté le 26 juillet dernier à la frontière turco-irakienne alors qu’il effectuait un reportage dans une région à dominante kurde.

La fédération internationale des journalistes a interpellé le gouvernement français pour obtenir sa libération.

Détention d’un journaliste français en Turquie : “On lui reproche d’avoir essayé de faire son travail” https://t.co/7aI7VAYpmB— franceinfo (@franceinfo) 3 août 2017

Avec Agences

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