Les ministres kurdes suspendent leur participation aux réunions du gouvernement intérimaire

par euronews-fr

La tension monte en Irak entre les Kurdes et le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki.

Les ministres kurdes ont annoncé qu’ils suspendaient leur participation aux pourparlers pour la formation d’un nouveau gouvernement.

Ils n’ont pas supporté que Nouri al-Maliki parle d’Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, comme d’une base arrière pour les opérations terroristes.

Pour le journaliste irakien, Subhi al-Badri, “les accusations portées par le Premier ministre Nouri al-Maliki contre la province autonome ne s’appuie sur aucune preuve tangible et personne ne peut étayer ces allégations sans témoignages ni preuves évidentes”.

Monsieur Maliki “est devenu hystérique” a de son côté réagi la présidence kurde. Elle a appelé le Premier ministre à s’excuser auprès du peuple irakien et à démissionner.

“Le peuple kurde a mal quand il entend ça, car le Kurdistan a protégé Monsieur Maliki quand celui-ci s’opposait à l’ancien Régime et maintenant, il accuse ses anciens protecteurs”, explique Safeen Dizayee, le porte-parole du Gouvernement régional du Kurdistan (GRK).

Parallèlement, à l’Université de Mossoul, des insurgés sunnites se seraient emparés de 40kg de matériau nucléaires, selon les autorités irakiennes.

Informée, l’AIEA a estimé que le matériau en question était “de faible qualité” et qu’il ne présentait pas de risque.

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