Le G5 Sahel au front de l'antijihadisme

par euronews-fr

Après des mois de tractations à l'ONU, les États-Unis ont accepté de mettre la main au dollar pour le G5 Sahel. Washington a annoncé son soutien et financement de la force militaire conjointe à hauteur de 51 millions d'euros, versés directement aux Etats concernés, et non par le biais l'ONU comme le demandait la France.

Le G5 Sahel a été formellement lancé le 2 juillet, en réponse au terrorisme et au crime organisé qui gangrènent les États membres : Mauritanie, Mali, Burkina Faso Niger et Tchad.

La force doit être composée de 5 000 soldats des pays du G5. Ils opèreront en soutien aux contingents Français (opération Barkhane, 4 000 hommes) et onusien (MINUSMA, 12 000 hommes) déjà présents sur zone.

Nouvelle carte des menaces et réponses sécuritaires au #Sahel #G5Sahel #Barkhane

Carte accessible ici ➡️ https://t.co/6JE2pejwTw pic.twitter.com/ncwz2v1hbt- Nicolas Desgrais (@NicolasDesgrais) 30 octobre 2017

Le poste de commandement central a été inauguré à Sévaré au Mali, le 9 septembre dernier. Un autre PC est en cours d'équipement à Niamey au Niger. Les premières opérations militaires doivent commencer ce mois-ci.

La première phase opérationnelle est celle du déploiement de bataillons le long des frontières communes aux cinq États. Ensuite, des soldats seront envoyés dans les zones qui échappent toujours au contrôle des autorités, comme au nord du Mali.

La communauté internationale veut agir vite, redoutant notamment l'arrivée de nombreux djihadistes fuyant le Moyen-Orient dans une région qui est devenu un foyer d'organisations extrémistes.

Le compte n'y est pas

Mais quatre mois après son lancement, les ambitions de la force buttent sur son financement.

Le budget, abaissé à 250 millions d'euros par an (contre plus 430 précédemment), n'est couvert qu'à hauteur de 108 millions. Les financements sont répartis entre l'Union européenne (50 millions d'euros au titre de la facilité africaine de paix), les pays du G5 (10 millions chacun) et la France (8 millions). Ce à quoi devrait s'ajouter l'aide américaine (51 millions).

Un volet parallèle, nommé Alliance pour le Sahel, doit s'attaquer à la question du sous-développement... Qui reste l'un des principaux terreau des djihadistes.

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