Venezuela: Maduro accuse Macron de "détruire la France"

Venezuela: Maduro accuse Macron de "détruire la France"

Le président vénézuélien Nicolas Maduro lors d'un rassemblement, le 5 avril 2018 à Caracas

AFP, publié le vendredi 06 avril 2018 à 07h32

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a accusé jeudi son homologue français de "détruire la France", en réponse à Emmanuel Macron qui a estimé que la présidentielle du 20 mai au Venezuela ne permettrait pas "un scrutin juste et libre".

"Ce que me dit Macron me passe au-dessus, Macron est un pantin de la politique de Trump contre le Venezuela", a déclaré le dirigeant socialiste lors d'une conférence de presse.

Seul "le peuple souverain du Venezuela" peut juger le scrutin du 20 mai, au cours duquel M. Maduro cherche à obtenir un second mandat de six ans.

Le chef de l'Etat vénézuélien a souligné que le président français critiquait ce scrutin alors que l'Hexagone traverse une "grève générale de toute la classe ouvrière" et des "travailleurs" en référence aux divers mouvements sociaux qui agitent le pays - SNCF, Air France, universités, milieu hospitalier. 

"Il est en train de détruire la France. Macron a été mis à la tête de la France pour faire office de tueur à gages, Macron est un tueur à gages de l'oligarchie financière chargé de détruire les droits sociaux du peuple français", a ajouté Nicolas Maduro.

"Nous aurons des élections, nous aurons des résultats et il y aura un président légitime du Venezuela et je me fous de ce que dit Macron", a-t-il conclu.

Maduro avait critiqué ces derniers jours la rencontre en France de trois membres de l'opposition vénézuélienne avec M. Macron, qualifiés de "repris de justice" car ils se sont exilés par crainte d'être arrêtés.

L'ancien président de l'Assemblée nationale Julio Borges, l'ex-maire de Caracas Antonio Ledezma, et Carlos Vecchio, coordinateur du parti Voluntad Popular, ont entamé mardi en France une tournée européenne.

Ils veulent accroître la pression internationale sur le gouvernement de M. Maduro.

M. Macron a indiqué que "la France se tient prête, aux côtés de ses partenaires européens, à adopter de nouvelles mesures si les autorités vénézuéliennes ne permettent pas la tenue d'élections démocratiques".

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