Ukip: nouveau chef pour le parti europhobe, le quatrième en deux ans

Ukip: nouveau chef pour le parti europhobe, le quatrième en deux ans

Gerard Batten, élu samedi à la tête du parti europhobe britannique Ukip, photographié le 13 février 2017 lors d'une conférence de presse en Angleterre

AFP, publié le dimanche 15 avril 2018 à 07h53

Le parti europhobe britannique Ukip, en plein désarroi depuis la victoire du Brexit qu'il a défendu au référendum de juin 2016, s'est choisi samedi un nouveau leader, pour la quatrième fois en deux ans.

Gerard Batten, un eurodéputé de 64 ans, a été élu sans opposition, aucun autre candidat ne s'étant déclaré. Il était le chef par intérim de ce parti depuis février.

Aussitôt après son élection, il a annoncé qu'il comptait démissionner dans 12 mois pour qu'une nouvelle élection ait lieu avec plus d'un candidat.

"J'ai l'intention de démissionner le 13 avril 2019 afin qu'une élection vraiment concurrentielle puisse se tenir. D'ici là, j'aurai décidé si je désire ou non me présenter à cette élection", a déclaré M. Batten.

Il a souligné que pendant son intérim il avait assuré "la survie immédiate" de l'Ukip en rétablissant sa situation sur le plan financier et organisationnel.

Pendant les douze prochains mois, "je ferai tout ce que je pourrai pour le progrès du parti", a promis M. Batten. "L'Ukip est la seule opposition à notre establishment politique et on a plus que jamais besoin de nous".

M. Batten était provisoirement à la tête de ce parti depuis que son prédécesseur, Henry Bolton, avait été démis de ses fonctions en février par un vote des adhérents, à la suite de la révélation de propos racistes de son ex-compagne contre la fiancée métisse du prince Harry.

Déjà confronté à des difficultés financières, l'Ukip a dû remplacer son chef pour la quatrième fois en moins de deux ans, depuis le départ de son dirigeant historique Nigel Farage peu après le référendum du 23 juin 2016 qui a décidé la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Ce parti avait activement participé à la campagne en faveur du Brexit, mais peine depuis à se trouver une raison d'être. Les dissensions internes et les revers électoraux successifs ont également fragilisé sa position.

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