Trump remonte dans l'arène à la grand-messe des conservateurs américains

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Matt Braynard (G) aide l'artiste Tommy Zegan (D) à installer sa statue de Donald Trump, à Orlando, en Floride le 27 février 2021
Matt Braynard (G) aide l'artiste Tommy Zegan (D) à installer sa statue de Donald Trump, à Orlando, en Floride le 27 février 2021
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© AFP

, publié le dimanche 28 février 2021 à 15h59

Donald Trump revient dimanche sur le devant de la scène politique, devant un public d'ultra-conservateurs, déterminé à reprendre le contrôle d'un parti républicain affaibli, qui s'interroge sur la possibilité pour l'ancien président de gagner en 2024.

 Le tribun prendra la parole en public pour la première fois depuis qu'il a quitté la Maison Blanche, à la grand-messe annuelle des conservateurs américains qui s'est ouverte vendredi à Orlando. 

Le 45e président est là en terrain conquis: drapeaux, casquettes et objets arborés par les participants portent encore le nom de Trump et une statue dorée à l'effigie du milliardaire républicain trône au milieu de la conférence.

Mais le parti républicain affiche aussi des divisions béantes depuis l'assaut meurtrier du Capitole.

Après quatre ans de mandat Trump, les républicains ont perdu le contrôle du Congrès et de la Maison Blanche. Et c'est un ex-président marqué de la tache infamante d'une mise en accusation ("impeachment"), pour incitation à l'insurrection dans l'attaque du Capitole, qui prendra la scène.

Chez ses alliés et ses opposants, une même question résonne: le milliardaire de 74 ans annoncera-t-il dimanche qu'il se présente à nouveau en 2024? 

Sans doute pas directement, ont indiqué les organisateurs, mais le tribun devrait bien flirter ouvertement avec cette idée.

Pour son premier discours depuis le 20 janvier, l'homme d'affaires parlera de "l'avenir du parti républicain et du mouvement conservateur", a indiqué à l'AFP son entourage.

"Nous n'allons pas créer de nouveaux partis, nous n'allons pas diviser notre pouvoir. Nous serons unis et puissants comme jamais avant", devrait-il dire, selon des extraits de son discours, prévu à 15h40, obtenus par Fox News.

Il devrait aussi parler d'immigration et "des politiques désastreuses" de son successeur démocrate Joe Biden sur ce dossier. 

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