Trump promet de publier ses déclarations d'impôts avant la présidentielle de 2020

Trump promet de publier ses déclarations d'impôts avant la présidentielle de 2020
Donald Trump à la Maison Blanche le 20 novembre 2019

, publié le jeudi 21 novembre 2019 à 16h34

Donald Trump a assuré jeudi qu'il publierait des documents sur sa situation financière "avant l'élection" présidentielle de novembre 2020, alors que le procureur de Manhattan et les démocrates du Congrès essaient d'obtenir ses déclarations d'impôts contre son gré.

"La chasse aux sorcières continue avec des procureurs locaux new-yorkais passant en revue toutes les transactions financières que j'aie jamais réalisées. Du jamais vu pour un président, ce qu'ils font n'est pas légal", a affirmé le président américain dans un de ses tweets matinaux. 

"Mais je suis en règle, et quand je publierai ma déclaration financière (ma décision), en temps venu avant l'élection, elle ne prouvera qu'une chose - que je suis beaucoup plus riche que ce que les gens pensaient. Et c'est une bonne chose - des emplois, des emplois!", a-t-il ajouté.

Le président américain n'a pas indiqué précisément quels documents il serait prêt à rendre publics, ni quand cette publication tant attendue pourrait intervenir.

Premier président depuis Richard Nixon à ne pas publier ses déclarations d'impôts, Donald Trump se bat depuis des mois, via ses avocats, pour bloquer les efforts menés par une commission parlementaire, d'une part, et le procureur démocrate de Manhattan, d'autre part, pour les obtenir.

Une cour d'appel fédérale de New York a jugé début novembre que le cabinet comptable Mazars, en charge de ses déclarations d'impôts, devait fournir les huit ans de déclarations réclamées par le procureur, mais les avocats du président ont demandé à la Cour suprême de bloquer cette décision. 

La Haute cour n'a pas encore dit si elle acceptait d'examiner le dossier.

Quant à la demande d'une commission parlementaire à majorité démocrate, une cour d'appel a elle aussi estimé qu'elle devait être honorée. Saisie, la Cour suprême a demandé à la commission parlementaire de préciser ses arguments ce jeudi.

Le dossier est considéré comme un test crucial de la séparation des pouvoirs. Si la plus haute cour du pays - où les juges conservateurs sont désormais majoritaires - se saisit du dossier, sa décision sera scrutée avec beaucoup d'attention.

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