Trump est "à 100%" derrière moi, affirme Jim Mattis

Trump est "à 100%" derrière moi, affirme Jim Mattis
Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis le 4 octobre 2018 à Bruxelles

AFP, publié le mardi 16 octobre 2018 à 09h28

Le ministre américain de la Défense Jim Mattis, qualifié par Donald Trump de "sorte de démocrate" qui pourrait bientôt quitter son gouvernement, a assuré mardi que le président américain l'avait assuré de son soutien total.

"Il a dit, +je suis à 100% derrière vous+", a assuré le ministre, relatant une conversation qu'il a eue lundi après-midi avec le président Trump, en parlant aux journalistes dans l'avion qui le conduisait de Washington à Ho Chi Minh-Ville au début d'une tournée en Asie.

Dans un extrait de l'émission "60 minutes" diffusé dimanche par la chaîne américaine CBS, M. Trump a jugé que son ministre de la Défense était "une sorte de démocrate" qui pourrait bientôt quitter le gouvernement, tout en niant vigoureusement tout "chaos" à la Maison Blanche.

Peu avant, M. Mattis avait également assuré dans l'avion qu'il restait dans "l'équipe" du président. "Je fais partie de son équipe. Nous n'avons jamais parlé de mon départ".

Le dernier livre du journaliste d'investigation Bob Woodward, sorti en septembre, attribue à M. Mattis des propos extrêmement critiques à l'égard de Donald Trump.

Général à la retraite, Jim Mattis élude généralement toute discussion sur ses relations avec le président et n'hésite pas à tancer les journalistes qui mentionnent les divergences apparues au fil des mois avec le milliardaire républicain.

Par ailleurs, avant d'atterrir au Vietnam pour y rencontrer son homologue vietnamien, Jim Mattis a minimisé les tensions avec Pékin devant la presse suivant sa tournée.

"Nous ne sommes pas là pour contenir la Chine", a assuré celui qui, après sa visite au Vietnam, pays connu pour ses relations ambivalentes avec Pékin, doit se rendre à Singapour.

"Nous sommes deux grandes puissances. Il y aura des moments où nous nous marcherons sur les pieds donc nous allons devoir trouver un moyen de maîtriser notre relation", a-t-il ajouté, alors que sa visite en Chine prévue à la fin du mois a été annulée en raison de la guerre commerciale entre les deux super puissances. 

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