Trump confirme envisager une mesure anti-transgenres

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Le président américain Donald Trump, le 22 octobre 2018 à Houston, au Texas
Le président américain Donald Trump, le 22 octobre 2018 à Houston, au Texas
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© AFP, SAUL LOEB

AFP, publié le mardi 23 octobre 2018 à 09h01

Le président américain Donald Trump a confirmé lundi une information selon laquelle son administration envisageait de restreindre la définition légale du genre, pour en faire un état immuable et biologique.

Le ministère américain de la Santé a proposé, dans une note interne révélée dimanche par le New York Times, de définir très strictement l'identité sexuelle comme étant liée aux organes sexuels à la naissance, ce qui ôterait de fait aux personnes transgenres la possibilité de se faire reconnaître officiellement.

Cette révélation a entraîné de vives critiques sur les réseaux sociaux et plusieurs rassemblements pour défendre les droits des personnes transgenres.

Interrogé lundi sur l'éventuel abandon de sa promesse de protéger les Américains transgenres, M. Trump a répondu: "Nous sommes en train de regarder".

"Nous avons beaucoup de différents concepts à l'heure actuelle", a-t-il déclaré à des journalistes avant de partir pour le Texas. "Nous avons beaucoup de choses différentes qui se passent concernant les transgenres".

"Je protège tout le monde", a-t-il ajouté, avant de dire: "Je veux protéger notre pays".

Selon le document rapporté par le New York Times et élaboré au printemps, le ministère veut définir le genre comme masculin ou féminin, immuable et déterminé par les organes reproducteurs présents à la naissance.

"Le sexe indiqué sur le certificat de naissance d'origine d'un individu doit constituer la preuve définitive du sexe d'une personne, à moins qu'il ait été infirmé par des preuves génétiques fiables", ajoute le texte.

La puissante Association américaine pour les libertés civiles (ACLU) a qualifié ce projet "de véritable attaque contre la vie et l'existence des personnes transgenres".

"C'est douloureux, c'est empli de haine et ça ne se passera pas comme ça", a dit James Esseks, directeur du projet LGBT & HIV de l'ACLU. "Si l'administration Trump va de l'avant avec ces politiques pleines de haine et de souffrance, elle fera de nouveau face à une opposition devant les tribunaux et au sein de la population".

Depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier 2017, Donald Trump est revenu sur plusieurs mesures protégeant les personnes transgenres et la communauté LGBT plus largement.

Il avait ainsi dit dès l'été 2017 qu'il comptait interdire aux recrues transgenres de servir dans l'armée, revenant sur une décision de son prédécesseur démocrate Barack Obama. Il a également supprimé des mesures anti-discriminations protégeant les homosexuels dans le monde du travail et a apporté son soutien à des entrepreneurs arguant de convictions religieuses pour ne pas servir des homosexuels.

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