L'ONU propose le symbole ⓑ pour protéger les corps des violences sur internet

L'ONU propose le symbole ⓑ pour protéger les corps des violences sur internet
L'ONU lance une campagne visant à lutter contre l'usage abusif et violent des corps sur internet, accompagné du symbole ⓑ qui pourra être accolé aux publications sur les réseaux sociaux

publié le jeudi 02 décembre 2021 à 22h42

A l'image des droits d'auteur protégeant les créateurs, l'ONU a lancé jeudi une campagne visant à lutter contre l'usage abusif et violent des corps sur internet, accompagné du symbole ⓑ qui pourra être accolé aux publications sur les réseaux sociaux.

L'initiative promue par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) vise à créer un "nouveau droit d'auteur" pour les corps sur internet, notamment à destination des femmes, des jeunes, des minorités ethniques ou la communauté LGBT, des communautés particulièrement "dévaluées, exploitées et violées", précise un communiqué de l'agence onusienne.

"Tout le monde a le droit de vivre sans peur ni violence, en ligne comme hors ligne", a déclaré à l'AFP la directrice exécutive du Fonds, la Panaméenne Natalia Kanem.

La sphère numérique, dans un monde de plus en plus connecté, voit s'accentuer les risques de violences basées sur le genre, qui peuvent avoir des conséquences pour la santé mentale et physique, comme professionnelles, a estimé la responsable.

"Il est temps que les entreprises technologiques et les décideurs politiques prennent la violence numérique au sérieux", a affirmé Natalia Kanem, en rappelant que le cyberharcèlement, les messages haineux, la divulgation et l'utilisation frauduleuse de photos et de vidéos abondent sur internet.

Selon une enquête de l'organisme Economist Intelligence Unit, 85% des femmes ayant accès à internet ont été témoins de violences en ligne contre d'autres femmes, et 38% en ont personnellement fait l'expérience. Environ 65% des femmes ont subi du cyberharcèlement, des messages haineux et de la diffamation, précise cette enquête.

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