Syrie: sommet Turquie-Russie-Iran à Ankara le 16 septembre

Syrie: sommet Turquie-Russie-Iran à Ankara le 16 septembre
Cette photo de la présidence iranienne montre les chefs d'Etat iranien Hassan Rohani (G), russe Vladimir Poutine (C) et turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une réunion à Sotchi, le 14 février 2019 dans le sud-ouest de la Russie

AFP, publié le jeudi 22 août 2019 à 15h19

Les présidents russe, iranien et turc se réuniront à Ankara le 16 septembre pour un sommet consacré à la Syrie, a indiqué le porte-parole de la présidence turque. 

"Le président (Recep Tayyip Erdogan) accueillera un sommet tripartite avec la Russie et l'Iran à Ankara", a déclaré Ibrahim Kalin, lors d'une conférence de presse mercredi soir.

Les dirigeants discuteront de l'accord conclu en 2018 entre Moscou et Ankara sur Idleb, dernier bastion de l'opposition en Syrie, de l'établissement d'une commission constitutionnelle et de la manière de poursuivre le processus politique, a précisé M. Kalin.

L'annonce survient au moment où le régime syrien, soutenu par Moscou et Téhéran, a repris la ville stratégique de Khan Cheikhoun dans le sud de la province d'Idleb.

Jihadistes et rebelles, soutenus par Ankara, s'étaient retirés de Khan Cheikhoun ainsi que de secteurs voisins dans le nord de la province de Hama face à l'avancée du régime.

Près de 900 civils ont été tués depuis le début, en avril, de la campagne militaire du régime de Bachar al-Assad contre cette province et contre des secteurs de celles voisines d'Alep, de Hama et de Lattaquié, également aux mains des jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda), selon une ONG.

Et plus de 400.000 personnes ont été déplacées par les violences dans cette région, d'après l'ONU.

La région d'Idleb était censée être protégée par un accord sur une "zone démilitarisée", conclu en septembre 2018 par Ankara et Moscou. Mais cet accord n'a été que partiellement appliqué.

L'avancée du régime a laissé un poste d'observation turc, le neuvième, encerclé à Morek, au sud de Khan Cheikhoun. Mais la Turquie insiste qu'elle maintiendra ses positions. 

"Il n'est pas question de fermer ou de déplacer le 9e poste d'observation", a déclaré M. Kalin. "Le 9e poste d'observation reste à sa place, tous les autres postes d'observation prévus et ceux que nous avons mis en place dans le cadre de l'accord d'Idleb continueront à opérer là où ils sont."

La Turquie dispose actuellement de 12 postes d'observation à Idleb.

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