Syrie : Erdogan menace "d'écraser les têtes" des combattants kurdes

Syrie : Erdogan menace "d'écraser les têtes" des combattants kurdes
Le président turc Erdogan à Istanbul, le 18 octobre 2019.

Orange avec AFP-Services, publié le samedi 19 octobre 2019 à 18h30

Le président turc s'est montré déterminé à reprendre son offensive dès mardi si les Kurdes ne se plient pas à ses positions.

Recep Tayyip Erdogan a menacé samedi d'"écraser les têtes" des combattants kurdes dans le nord-est de la Syrie s'ils ne s'en retirent pas dans le délai expirant mardi.

"Dès que le délai de 120 heures expire, nous reprendrons là où nous nous étions arrêtés et continuerons à écraser les têtes des terroristes", a déclaré le président turc dans un discours dans la ville de Kayseri, en Anatolie.

Un accord arraché jeudi par le vice-président américain Mike Pence lors d'une visite à Ankara prévoit la suspension pour 120 heures de l'offensive turque lancée le 9 octobre, et de mettre fin à cette offensive si les forces kurdes des YPG, considérées comme "terroristes" par Ankara, se retirent pendant cette période des zones frontalières de la Turquie dans le nord-est de la Syrie.

Outre le retrait des YPG, l'accord prévoit la mise en place d'une "zone de sécurité" de 32 km de largeur en territoire syrien, même si la longueur de cette bande, que le président turc veut à terme étendre sur près de 450 km, reste à définir.

"La Turquie n'a pas dévié d'un iota des conditions qu'elle avait posées dès le début. Nous avons obtenu un important succès diplomatique", a ajouté M. Erdogan au sujet de l'accord conclu avec M. Pence.


Il a en outre affirmé avoir informé son homologue américain Donald Trump de son intention de reprendre l'offensive faute d'un retrait des forces kurdes dans le délai imparti, lors d'un entretien téléphonique vendredi.

L'offensive militaire turque avait été lancée après que M. Trump avait paru y donner son feu vert, avant de faire marche arrière devant le tollé suscité dans le monde en raison du rôle crucial des YPG dans la lutte contre les jihadistes du groupe État islamique (EI).
 

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