Syrie: des rebelles évacués de la Ghouta arrivent à Idleb, selon l'OSDH

Syrie: des rebelles évacués de la Ghouta arrivent à Idleb, selon l'OSDH

Un car convoyant des rebelles ayant quitté leur fief dans la Ghouta orientale près de Damas, entouré de membres du Croissant-Rouge syrien et de la défense civile dans la ville de Qalaat al-Madiq, le 23 mars 2018

AFP, publié le vendredi 23 mars 2018 à 09h50

Des centaines de rebelles et leurs proches ayant évacué leur fief dans la Ghouta orientale, près de Damas, à l'issue d'un accord avec le régime syrien, sont entrés vendredi dans la province d'Idleb (nord-ouest), a indiqué une ONG.

Le convoi les transportant est arrivé vendredi matin dans la province d'Idleb, la dernière à échapper au contrôle du régime syrien, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Un correspondant de l'AFP présent dans un camp de déplacés dans le nord cette province a rapporté avoir vu y arriver certaines des personnes évacuées. Les familles ont pu entrer dans le camp mais les combattants rebelles n'ont pas été autorisés a y pénétrer, selon lui.

En vertu d'un accord parrainé par la Russie, alliée du régime de Bachar al-Assad, plus de 400 combattants et des centaines de civils ont quitté jeudi l'enclave de Harasta, l'une des trois poches rebelles de la Ghouta orientale, visée par une offensive meurtrière du pouvoir syrien depuis le 18 février.

Un homme est mort lors du voyage, après avoir été blessé précédemment dans un bombardement lorsqu'il était encore dans la Ghouta, a précisé l'OSDH qui dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays en guerre.

Après un peu plus d'un mois de raids aériens intenses et de combats au sol, qui ont tué plus de 1.500 civils selon l'OSDH et fait plus de 80.000 déplacés, l'enclave rebelle de la Ghouta orientale s'est réduite comme peau de chagrin et les forces du régime en ont déjà reconquis plus de 80%.

L'évacuation par les rebelles de Harasta accroît la pression sur les deux poches rebelles restantes dans la Ghouta. 

Dans l'une d'elle, les rebelles ont annoncé un cessez-le-feu, entré en vigueur jeudi à minuit, afin de permettre des négociations. Une évolution intervenue alors que des raids aériens sur les localités de la zone ont provoqué jeudi la mort d'au moins 38 civils, selon l'OSDH.

Le régime syrien est ainsi en passe de reprendre l'intégralité de ce bastion rebelle en périphérie de la capitale, qui fut l'une des premières zones où eurent lieu des manifestations antirégime en 2011. Les rebelles pouvaient tirer régulièrement roquettes et obus meurtriers sur Damas depuis cette zone stratégique.

Ancien verger de la capitale, la Ghouta orientale, assiégée depuis 2013, est le théâtre d'une grave crise humanitaire et ses habitants souffrent de pénuries de nourriture et de médicaments.

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8 commentaires - Syrie: des rebelles évacués de la Ghouta arrivent à Idleb, selon l'OSDH
  • avatar
    lmpibt03458  (privé) -

    l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). il est situé ou , et qui le finance ,il est sous quel influence ? ??

  • Il y avait donc des rebelles armés dans la Ghouta?
    Pourtant les médias ne nous montraient que des civils désarmés, victimes de bombardements impitoyables qui ne tuent que des civils désarmés. Alors, ces rebelles armés, ils étaient où? Planqués derrière ou sous les civils?

  • COMBIEN DE JIHADISTES préservés grâce à la pression occidentale qui viendront nous assassiner?

  • Mais pourquoi ne dit on jamais que depuis la Goutha l'on bombarde Damas depuis des années , il est temps que cela cesse , il semble que cela soit en bonne voie.

  • Il n'y a que l'AFP qui semble ne pas savoir que les "rebelles" ne sont que des islamistes radicaux. Bravo à l'armée du gouvernement syrien qui va permettre aux habitants de Damas de ne plus vivre sous la menace constante des tirs de mortier et de roquette des "rebelles".

    Il n'y a pas que l'AFP. Le gouvernement français le sait très bien et celà depuis le ministre des AE Fabius, continué par son succeseur et par notre actuel ministre des AE, Jean-Yves Le Drian...et donc les responsables actuels. Cela remonte à l'origine du conflit en 2011: cf les propose de Balanche, ce prof mis de côté parce qu'il essayait d'éclairer les réalités syriennes...Edifiant ...!