Rome abandonne le navire, l'Europe prend l'eau

Rome abandonne le navire, l'Europe prend l'eau
Des migrants sur l'«Aquarius» avant leur arrivée au port de Messine (Sicile), le 14 mai 2018.

Libération, publié le mardi 12 juin 2018 à 17h19

Le refus d'accueillir dans les ports italiens l'Aquarius et ses 629 migrants est brutal. Mais au-delà de l'émotion suscitée par cette décision sans précédent, très largement due au fait qu'elle émane d'un ministre de l'Intérieur d'extrême droite, Matteo Salvini, leader d'une Ligue qui a fait de la xénophobie son fonds de commerce, rares sont ceux qui, à Bruxelles, condamnent ce geste spectaculaire. Car cela fait des années que l'Italie est laissée seule face aux arrivées de migrants en provenance de Libye, comme avant elle la Grèce. «Aucun pays ne s'est montré solidaire de Rome, alors que régulièrement le Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement affirme, à l'unanimité, la nécessité de ne pas la laisser seule.» Un abandon européen qui explique en bonne

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