"Respect" d'Aretha Franklin: une chanson féministe et politique

"Respect" d'Aretha Franklin: une chanson féministe et politique
(ARCHIVE) La chanteuse Aretha Franklin le 7 novembre 2017 sur scène à New York au profit de la fondation d'Elton John contre le sida

Orange avec AFP, publié le jeudi 16 août 2018 à 20h26

"Respect" a installé Aretha Franklin comme la nouvelle reine de la soul et du R'n'B et a marqué le début de sa carrière internationale.

Un tube classé comme la cinquième chanson de "tous les temps". En reprenant "Respect", écrit à l'origine par Otiq Redding, Aretha Franklin en a fait un hymne féministe et politique. La chanteuse américaine est décédée à 76 ans, jeudi 16 août, des suites d'un cancer.

Ce tube, classé comme la cinquième chanson de "tous les temps" par le magazine Rolling Stone, a placé Aretha Franklin comme nouvelle reine de la soul. Si "Respect" a été écrite et enregistrée par Otis Redding en 1965, c'est la version d'Aretha Franklin, 25 ans à l'époque, avec son refrain et ses arrangements imparables, qui est rentré dans la postérité. 

Une hymne féministe

Chez Otis Redding, un homme clame son besoin de respect de la part de sa femme, respect qui lui est dû puisqu'il apporte l'argent au foyer. Mais Aretha, dans sa version enregistrée le jour de la Saint-Valentin 1967 à New York, bouscule ce schéma traditionnel en mettant ces mots dans la bouche d'une femme forte et énergique.

La chanson paraît dans l'album "I Never Loved A Man The Way I Loved You", son premier chez Atlantic Records, et devient un hymne féministe mais donne aussi une voix à la cause des Noirs en lutte pour leurs droits dans l'Amérique des années 60.

Deux Grammy Awards pour l'hymne

Avec ce "hit", elle remporte les deux premiers de ses 18 Grammy Awards. Et même si elle chante déjà depuis des années, "Respect" l'installe comme la nouvelle reine de la soul et du R'n'B et marque le début de sa carrière internationale.

Ce classique de la musique américaine apparait dans une trentaine de films, comme "Platoon", "Blues Brothers" ou "Forrest Gump". Il a été maintes fois repris, aux Etats-Unis par Stevie Wonder mais aussi en France, et en français, par Johnny Hallyday ("Du respect").

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