Reconnaissance du vaccin russe : la France "ravive l'esprit de ségrégation néo-nazie en Europe" pour la diplomatie russe

Reconnaissance du vaccin russe : la France "ravive l'esprit de ségrégation néo-nazie en Europe" pour la diplomatie russe
Un centre de vaccination au Spoutnik V, à Moscou le 7 juillet 2021.

publié le dimanche 11 juillet 2021 à 22h10

A la suite des réserves émises par le secrétaire d'Etat français aux affaires étrangères, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Russie a répondu avec véhémence.

Ouvrir le pass sanitaire aux personnes vaccinées avec la dose russe ou chinoise ? Hors de question pour le secrétaire d'Etat français aux affaires étrangères, qui se réfère aux recommandations de l'Agence européenne. Invité du Grand rendez-vous (Europe 1, CNews, Les Echos) dimanche 11 juillet, Clément Beaune a réaffirmé la position de la France, alors que la Grèce autorise sur son territoire des voyageurs vaccinés avec les vaccins russe ou chinois.


"Pour notre propre territoire, on ne rentre pas en France avec le pass sanitaire si on a un vaccin russe ou chinois, pas parce qu'on discrimine une nationalité mais parce que c'est ça qui est sûr, ce sont les seuls quatre vaccins qui ont été validés par l'Agence européenne." Des propos qui ont fait bondir à Moscou, comme l'ont relevé Euronews et Russia Today. 

Sur Telegram, réseau social très utilisé en Russie, Maria Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, a répondu avec véhémence.

"Nous condamnons la France pour de telles déclarations discriminatoires faites par un représentant de haut rang, et qui ravivent l'esprit de ségrégation néo-nazi en Europe."

Très remontée, Maria Zakharova a ensuite raillé l'échec de la recherche française. "Ce n'est pas au ministère français des Affaires étrangères de dicter aux pays et aux peuples quels vaccins utiliser. Visiblement, le ministère français des Affaires étrangères se sent triste que son pays ne soit pas arrivé à développer son propre vaccin."

Les relations entre Paris et Moscou, passablement refroidies en raison de la crise entourant l'appellation sur le champagne, risquent de ne pas se réchauffer dans l'immédiat. La France n'a pas encore réagi officiellement.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.