Procession à Venise contre la peste aux temps du coronavirus

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Un participant masqué à une procession marquant la fin du Carnaval, dont d'autres festivités ont été annulées à cause du coronavirus, à Venise le 25 février 2020
Un participant masqué à une procession marquant la fin du Carnaval, dont d'autres festivités ont été annulées à cause du coronavirus, à Venise le 25 février 2020
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© AFP, ANDREA PATTARO
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, publié le mercredi 26 février 2020 à 17h59

Médecins, mendiants, guérisseurs, mais aussi des dizaines de Vénitiens ont participé à la procession commémorant la Grande Peste, qui avait décimé la Sérénissime à la fin du 16e siècle, une tradition à connotations particulières aux temps du coronavirus.

Ce traditionnel défilé marque tous les ans la fin du Carnaval de Venise à l'occasion de Saint Barnabé et du Mardi gras qui précède le Mercredi des cendres, début du Carême dans la tradition chrétienne.

A cause de l'épidémie de coronavirus, les autres festivités du Carnaval ont été interrompues dès minuit dimanche, avant son terme théoriquement prévu mardi.

Longues redingotes noires et masques blancs à longs nez ou têtes de mort sur le visage, les Vénitiens ont déambulé à partir de 17H30 GMT (18H30) en procession pour exorciser les peurs, autour de la majestueuse Place Saint-Marc.

Le masque du "médecin de la peste" est l'un des symboles du Carnaval, avec son long nez rempli jadis d'herbes aromatiques.

Déguisés en moines, médecins, prisonniers, mendiants ou en pestiférés, portant pour certains des lanternes, ils se sont ensuite réunis près des arcades de la place symbolique de la Sérénissime, pour réciter des litanies en latin, ponctuées de traits d'ironie.

A la fin du défilé, les dizaines de participants au défilé se sont dispersés dans les ruelles au milieu des rires et plaisanteries.

L'Italie, pays le plus touché en Europe, compte plus de 370 cas de contamination et 12 morts.

Une terrible épidémie de peste qui frappa la ville entre juin 1575 et décembre 1976, fit plus de 50.000 victimes dont l'illustre peintre Tiziano Vecellio, dit Le Titien.

Pour essayer d'endiguer le mal, les malades et les cas suspects furent mis en quarantaine dans deux lazarets (hôpitaux pour lépreux) que possédait alors la République de Venise.

La fin de l'épidémie fut fêtée avec l'édification de la basilique du grand architecte Palladio sur l'île de la Giudecca.

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