Pour Hariri, le régime syrien a prononcé une "peine de mort" contre lui

Pour Hariri, le régime syrien a prononcé une "peine de mort" contre lui

Photo du Premier ministre libanais Saad Hariri le 22 novembre 2017, fournie par l'agence libanaise Dalati et Nohra

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AFP, publié le jeudi 30 novembre 2017 à 12h25

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a une nouvelle fois dit craindre pour sa vie, affirmant que le régime syrien avait "prononcé une peine de mort" contre lui, dans un entretien publié jeudi par le magazine Paris Match.

Il a par ailleurs estimé que le président russe Vladimir Poutine et son homologue iranien Hassan Rohani étaient les véritables gagnants de la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011, au moment où Damas multiplie les victoires grâce à l'appui militaire de Moscou et Téhéran.

A la surprise générale, M. Hariri avait annoncé sa démission début novembre depuis l'Arabie saoudite, disant craindre pour sa vie et dénonçant la mainmise de l'Iran et de son allié le Hezbollah sur le Liban, et leur ingérence dans des conflits au Moyen-Orient.

Il avait suspendu cette démission trois semaines plus tard en rentrant au Liban, où des consultations politiques sont menées pour tenter d'imposer au Hezbollah une "politique de distanciation", soit la non ingérence dans les conflits de la région. 

"J'ai beaucoup d'ennemis, les extrémistes et le régime syrien. Ce dernier a prononcé une peine de mort contre moi. Il (les Syriens) m'accusent d'ingérence dans leur pays", a indiqué M. Hariri dans l'entretien publié par Paris Match, qui a rencontré lundi le Premier ministre à son domicile de Beyrouth.

Le chef du gouvernement s'est envolé mercredi soir pour rejoindre sa famille à Paris.

M. Hariri a accusé à plusieurs reprises le pouvoir de Damas de vouloir sa mort. Il avait aussi pointé du doigt le régime de Bachar al-Assad quand son père Rafic Hariri, ex-Premier ministre, avait été assassiné en février 2005 dans un spectaculaire attentat à la voiture piégée au coeur de Beyrouth.

Cinq membres du Hezbollah ont d'ailleurs été mis en cause dans cet assassinat.

Interrogé sur une victoire d'Assad en Syrie, M. Hariri s'est montré catégorique: "Il n'a pas gagné. Ce sont les présidents Poutine et Rohani qui ont gagné", a-t-il assuré dans son entretien à Paris Match.

"Au Liban, le Hezbollah a un rôle politique. Il a des armes, certes, mais il ne les utilise pas sur le sol libanais. L'intérêt du Liban est de faire en sorte que ces armes ne soient pas utilisées ailleurs", a affirmé M. Hariri.

Le Hezbollah combat en Syrie auprès des forces gouvernementales.

M. Saad avait par ailleurs assuré mercredi que si l'atmosphère restait "positive" au Liban, il pourrait annoncer "la semaine prochaine le retrait de sa démission".

 
7 commentaires - Pour Hariri, le régime syrien a prononcé une "peine de mort" contre lui
  • dixit l'article:
    "Pour Hariri, le régime syrien a prononcé une "peine de mort" contre lui"" bizarre venant de la part de ce Monsieur ,lui qui ,il ni a pas si longtemps était l""invité "" de l'Arabie Saoudite,surtout quand on sait aussi que Syrie et Arabie Saoudite ,n'ont pas la même religion ,et surtout pas du tout les mêmes intérêts dans la région,un est soutenue par l'Iran et la Russie et l'autre et soutenue par l'Europe ,les USA et Israël

  • Quand l'assassinat de Hariri survient le 14 février 2005, une large portion de la communauté libanaise et internationale pointe du doigt le gouvernement de Damas. Le 14 mars, plus d'un million de manifestants, réunis à Beyrouth place des Martyrs, réclament la vérité sur l'assassinat et demandent le départ des Syriens. L'armée syrienne met ainsi fin à une présence de presque trois décennies au Liban. Le 27 février 2005, c’est la fin de l'ingérence de Damas dans les affaires intérieures de son petit voisin. Le 1er juillet 2011, leministre de l'Intérieur libanais Marwan Charbel donne les noms de quatre suspects du Hezbollah syrie désigné dans l’assassinat de son père .Rafiq Hariri né à Ryiad est sunnite. Il est accusé d'être proche de l'Arabie Saoudite, et de servir les intérêts de la première puissance sunnite face au projet de la Révolution chiite iranienne. Qu’il soit une cible de la Syrie semblerait aller dans le sens de l’histoire de la région.

  • et la victimisation continue !... mais bien ciblée en plus

  • Encore un qui se prend pour le centre du monde ,pour un persécuté, tu crois que la Syrie ne pense qu'a un petit roitelet sunnite aux ordres de l'arabie saoudite

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    humaminor  (privé) -

    Hariri est l’homme de l’Arabie Saoudite au Liban et le rôle de l’Arabie Saoudite après des rebelles Syriens n’est plus un secret. Nous faire croire que des rebelles soutenus par l’Arabie Saoudite veulent installer une démocratie en Syrie c’est se moquer de nous.

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