Nucléaire iranien : Trump se prononce mardi

Nucléaire iranien : Trump se prononce mardi
Donald Trump se prononcera mardi sur la sortie ou non des Etats-Unis des accords sur le nucléaire iranien.

leparisien.fr, publié le lundi 07 mai 2018 à 22h57

Malgré les efforts de ses alliés occidentaux, le président américain pourrait se retirer de l'accord conclu en 2015.

Donald Trump a tweeté lundi qu'il annoncerait sa décision sur le sort qu'il entend réserver à la participation des Etats-Unis à l'accord sur le nucléaire iranien mardi 8 mai à 14 heures (20 heures à Paris.)

Le président américain a déjà refusé en octobre de « certifier » que le « plan d'action » signé en 2015 par l'Iran avec les grandes puissances (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne) était conforme aux intérêts de sécurité nationale- même si les inspecteurs internationaux estiment que Téhéran respecte ses engagements censés l'empêcher de se doter de la bombe atomique.

Il a dénoncé sans relâche cet accord qu'il a juré de « déchirer » pendant la campagne électorale. Concrètement, il doit dire s'il rétablit ou non les sanctions américaines levées en contrepartie des engagements iraniens -un arbitrage qui lui permet de nombreuses options plus ou moins drastiques.

Les plus proches alliés occidentaux des Etats-Unis tentent depuis plusieurs semaines de le convaincre de ne pas torpiller l'accord. Ce fut le cas d'Emmanuel Macron lors de sa visite d'Etat à Washington le mois dernier. Il n'avait néanmoins pas pas caché son pessimisme.

L'ultime effort des alliés occidentaux

Londres, Paris et Berlin ont donc fait lundi un ultime effort pour tenter de préserver le compromis en vigueur, alors que Donald Trump leur avait donné jusqu'au 12 mai pour proposer des solutions afin de le «durcir» et pallier les « lacunes » d'un texte qu'il juge « désastreux ».

« Le président a raison d'y voir des lacunes» et «d'attirer l'attention là-dessus », a ainsi déclaré lundi à Washington le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson, venu à Washington pour rencontrer son homologue américain Mike Pompeo puis le vice-président Mike Pence. Les inquiétudes de Donald Trump sont «légitimes» « il a lancé un défi au monde », a-t-il renchéri, en s'exprimant sur Fox News, la chaîne télévisée préférée du milliardaire républicain.

Mais «nous pensons qu'on peut être plus dur sur l'Iran, répondre aux inquiétudes du président sans jeter le bébé avec l'eau du bain», a-t-il aussi insisté. «Le plan B ne me semble pas particulièrement avancé à ce stade », a ajouté le ministre britannique.

En parallèle à Berlin, ses homologues français et allemand, Jean-Yves Le Drian et Heiko Maas, ont aussi plaidé en faveur de l'accord, meilleur moyen à leurs yeux pour «éviter que l'Iran n'accède à l'arme nucléaire ». Tous deux ont assuré vouloir coûte que coûte maintenir le cadre existant négocié avec Téhéran. « Nous avons l'intention de nous y maintenir, quelle que soit la décision américaine », a dit Jean-Yves Le Drian.

Reste à savoir ce que ferait l'Iran en pareil cas.

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