L'ambassade américaine sera à Jérusalem avant fin 2019, annonce Pence en Israël

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 Le vice-président américain Mike Pence devant le Parlement israélien, le 22 janvier 2018

Le vice-président américain Mike Pence devant le Parlement israélien, le 22 janvier 2018

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© AFP, Ariel Schalit, POOL

AFP, publié le lundi 22 janvier 2018 à 18h51

Le vice-président américain Mike Pence a annoncé lundi sous un tonnerre d'applaudissements du Parlement israélien que l'ambassade des Etats-Unis ouvrirait à Jérusalem avant fin 2019, malgré la colère des Palestiniens et la réprobation internationale.

Signe de l'émoi et de la division que continue à semer la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par les Etats-Unis, une douzaine de députés arabes israéliens (sur 120 parlementaires) ont été expulsés de la Knesset dans un grand brouhaha.

Ils ont tout juste eu le temps de se lever pour brandir un tract proclamant que Jérusalem est la capitale de la Palestine. Les gardes de la Knesset, chaudement applaudis, les ont fait sortir précipitamment avant que M. Pence ne commence un discours truffé de références bibliques et exaltant le "miracle" israélien et les liens entre les deux pays sous le président Trump.

La direction palestinienne a vite dénoncé le "discours messianique", un "cadeau fait aux extrémistes". Au même moment, le président palestinien Mahmoud Abbas cherchait à Bruxelles à rallier le soutien européen. 

Couvert d'honneurs par les Israéliens, vilipendé par les Palestiniens, M. Pence est arrivé dimanche soir à Jérusalem pour un séjour de moins de 48 heures placé sous le signe de la décision annoncée le 6 décembre par le président Donald Trump sur Jérusalem.

Cette rupture unilatérale avec des décennies de diplomatie américaine et avec le consensus international a provoqué le courroux des Palestiniens et des manifestations dans le monde arabe et musulman. Dix-huit Palestiniens et un Israélien ont été tués dans des violences depuis.

M. Trump a corrigé le 6 décembre "une injustice vieille de 70 ans" et "l'ambassade des Etats-Unis ouvrira avant la fin de l'année prochaine" à Jérusalem, a dit M. Pence, enchantant les députés israéliens, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les membres du gouvernement.

- Amicales pressions -

Pour les Palestiniens, M. Trump a atteint le 6 décembre le summum du parti pris pro-israélien affiché au cours de sa première année de pouvoir, et discrédité les Etats-Unis dans le rôle de médiateur de l'effort de paix.

Les dirigeants palestiniens ont décidé de snober M. Pence qui, fait exceptionnel, ne rencontrera aucun d'entre eux au cours de cette ultime étape de sa première tournée dans la région. Elle l'a conduit auparavant en Egypte et en Jordanie.

M. Pence est un fervent évangéliste et passe pour avoir exercé une influence prépondérante sur la décision de M. Trump, largement interprétée comme une concession à cet électorat important pour le président.

"Nous pressons fortement la direction palestinienne de revenir à la table" des négociations, a dit M. Pence.

Au même moment, le président palestinien, en quête de soutien, appelait à Bruxelles les 28 Etats membres de l'UE, "véritable partenaire et amie", à reconnaître "rapidement" la Palestine comme un Etat indépendant.

Israéliens et Palestiniens n'ont plus eu de négociations depuis 2014 et l'horizon est plus sombre que jamais pour la paix.

Le statut de Jérusalem est l'une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien. Israël qui s'est emparé de Jérusalem-Est par la force en 1967 l'a annexée et proclame toute la ville sa capitale indivisible. L'annexion est illégale pour l'ONU. Les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

- 'Pas le bienvenu' -

Dans un discours dénué de toute évocation de l'occupation ou de la colonisation israélienne des Territoires palestiniens, M. Pence a réaffirmé la volonté de M. Trump de présider à un accord entre Israéliens et Palestiniens, y compris si cela passe par la création d'un Etat palestinien, à condition que les deux parties en soient d'accord.

M. Pence a imprégné son allocution du soutien sans faille à Israël manifesté par M. Trump depuis son accession à la présidence, notamment face à l'Iran et à ses activités nucléaires.

Le Premier ministre israélien s'est répandu, lui, en expressions de reconnaissance envers l'administration Trump, laissant entendre qu'Israël n'avait jamais eu de meilleur allié à la Maison Blanche.

M. Trump a "fait plus pour rapprocher nos grands pays qu'aucun autre président" depuis la création d'Israël, a abondé M. Pence.

M. Pence déposera une gerbe au mémorial de l'Holocauste mardi. Puis il se rendra au mur des Lamentations, marchant ainsi sur les pas de M. Trump qui était allé s'y recueillir en mai, accomplissant ce qu'aucun président américain en exercice n'avait fait avant lui du fait de la localisation de ce site sacré juif dans la Vieille ville à Jérusalem-Est annexée.

Différentes organisations palestiniennes ont appelé à la manifestation et à la grève générale mardi en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967. M. Pence "n'est pas le bienvenu à Jérusalem", ont-elles dit dans un communiqué.

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34 commentaires - L'ambassade américaine sera à Jérusalem avant fin 2019, annonce Pence en Israël
  • Ils mettent les bouchées doubles car ils discernent bien les modifications géopolitiques s’opérant dans cette région. Mais Israël semble se complaire malheureusement dans cette ambiance de conflit permanent, pourtant la sagesse devrait lui conseiller de bien réfléchir le conflit Syrien a changé la donnée de cartes.

    Le conflit syrien n est pas reglé.... Voyez l'atitude si ambigue des Turcs et les combats qui se prolongent en Syrie
    Vous qui vous présentez comme l apotre de la Paix, pour les uns, n'avez aucune pensée pour les Kurdes qui attendent leur pays promis entre autre par la France depuis la fin de la Première guerre mondiale Ces Kurdes que vos amis negligent et qui subissent les attaquent continuelles des Turcs, des Irakiens (les villages gazés de Saddam etc)
    Bizarrement vous ne citez aucune résolution onuesque les concernant Je suppose que vous trouveriez tout a fait normal que les Kurdes fassent le tour du monde y compris chez vos amis pour réclamer la reconnaissance officielle de leur pays en considerant naturellement que celui ci s etendra egalement entre autre sur la... Turquie

  • Il parait que l'ambassade kurde va être transférée à ankara ou Istanbul .😅🤣😂

  • pufff et quand on pense que tout cela est né des plus grandes escroqueries intellectuelles que l'on appelle "religions du Livre" !!!

  • Cisjordanie occupée ou Judée et Samarie occupée ?

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